Gérer au mieux son entretien axé sur les compétences !

Au cours du processus de recrutement, ou dans le cadre d’un assessment center, vous pouvez être invité à un entretien spécifique dit “orienté sur les compétences”.

De quoi s’agit-il ?  Comment l’aborder au mieux ?

Quel est le but de cet entretien ?

Ici, le parcours professionnel n’est plus abordé. L’entretien se focalise sur vos compétences comportementales (et pas techniques).  Je vous renvoie d’ailleurs à l’article parlant des soft skills.

Notons qu’il peut consister en un entretien à part entière, postérieur à l’entretien biographique ou se faire en seconde partie de celui-ci. Autant vous y préparer donc, même si vous êtes convié à un “simple” entretien.

Comment se déroule l’entretien ?

Il vous est demandé de démontrer vos compétences au moyen de questions portant sur des situations personnelles vécues, donc passées.

Les questions sont souvent tournées de la sorte :  Donnez-moi un exemple de situation où 

  • vous avez pris la direction d’un groupe pour accomplir une certaine mission;
  • vous avez été en conflit avec quelqu’un;
  • vous rencontré de fortes difficultés pour parvenir à vos fins;
  • vous avez ressenti un stress important...

L’interviewer poursuit souvent en utilisant la méthode dite “STAR”. C’est une structure de questionnement qui suit la logique suivante :

  • S pour Situation : dans quel contexte ou environnement cela s’est-il produit ?
  • T pour Tâche : quel était votre rôle personnel ou mission spécifique ?
  • A pour Action : qu’avez-vous initié comme action(s), pris comme décision ?
  • R pour Résultat : quels ont été les résultats observés ou atteints ?

Comment préparer au mieux l’entretien ?

A priori, l’interviewer se base sur les compétences clés demandées pour le poste. A vous donc de les repérer dans l’annonce. Le site web de l’entreprise mentionne aussi parfois des compétences qui sont appréciées de manière générale.

En général, le recruteur n’en abordera que quelques-unes (5-6 max. le plus souvent). Fort à parier donc qu’il/elle se focalisera sur les compétences essentielles. Libre à vous donc d’y réfléchir à tête reposée au préalable pour ne pas être pris au dépourvu le jour même.  Entrainez-vous !

Favorisez des contextes les plus proches possible de la fonction postulée. Pas très pertinent de retourner à votre prime enfance. Privilégiez des projets récents issus de vos travaux, stages, job étudiants, activités extra-scolaires...

Nous avons tendance à retenir les situations qui nous sont favorables. C’est bien naturel. Pour chaque compétence, je vous invite toutefois à préparer des cas où vos efforts n’ont pas été couronnés de succès. Mettez-alors en avant comment vous avez traité les obstacles et ce que vous en avez appris.

Comment gérer au mieux l’entretien ?

Ecoutez attentivement la question et assurez-vous d’avoir bien compris la compétence dont il/elle veut aborder. Par exemple : “Vous aimeriez donc que je vous parle d’une situation où j’ai fait preuve de créativité, d’empathie, d’esprit d’équipe, de capacité de décision...”

Soyez le plus spécifique et factuel possible, donnez des détails utiles, si possible des chiffres. Cela permettra au recruteur de s’immerger dans votre récit. Rendez celui-ci vivant, pitchez !

Au-delà de l’histoire, mettez en évidence les compétences spécifiques qui vous ont permis d’obtenir ces résultats.

Ne tirez pas non plus toute la couverture à vous. Parlez aussi des personnes qui vous ont aidées à réussir. Mieux vaut une collaboration efficace qu’un one wo·man show présomptueux.

Voilà, j’espère que ces quelques conseils personnels vous permettront d’aborder au mieux votre prochain entretien orienté compétences.

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Jean-Luc

10 astuces pour optimiser votre prochain entretien vidéo ! (Vidéo)

Que répondre à la question « Parlez-moi de vous » ?

Nous l’avons vu dans un précédent article, l’une des questions les plus souvent posée en début d’entretien d’embauche est “Alors, parlez-moi un peu de vous !
Comment répondre au mieux à cette question ? Dois-je raconter ma vie ? Évoquer mon parcours académique et professionnel ? Partager mes loisirs et passions ?
Même si au premier abord cette question semble plus simple qu’une explication technique ou qu’une demande d’exemple concret, ne la prenez surtout pas à la légère. Ce n’est pas une invitation à parler de tout et de rien de manière débridée.
Cette question à priori sans but précis en possède bien un en réalité. Lequel ? La question que se pose votre futur employeur à ce moment est : Peut-il·elle répondre aux besoins de ce poste?et surtout pas Je veux tout savoir lui·elle”.
Mais comment passer de la question générale de l’intervieweur à une réponse ciblée sur ce point ?

Vous êtes plus que votre “bio”

Grâce à votre CV, votre interlocuteur connaît déjà vos antécédents professionnels. Rappeler votre situation et vous lancer dans un long monologue sur votre parcours est donc inutile. Mais la plupart des candidats le font pourtant...

Il est beaucoup plus utile d’établir des correspondances entre votre profil et le poste ambitionné. Surtout pas de raconter votre vie ou prouver des qualifications. D’ailleurs si vous n’étiez pas un minimum qualifié, vous ne seriez pas là.

Comment vous y prendre ? Imaginez que vous passiez une audition pour The Voice, Belgium's Got Talent ou une pièce de théâtre. Allez-vous leur raconter votre vie en détails ? Aucun intérêt. Par contre, vous allez montrer un extrait de votre talent pour tenter de leur prouver que pouvez tenir ce rôle. Car vous le savez fort bien, en vous écoutant ils cherchent à vous imaginer dans le rôle... et à savoir s’ils vont vous l’attribuer.
Alors ici non plus ce n'est vraiment pas le moment de mentionner des informations personnelles sur votre vie, votre famille, vos vacances récentes et votre sport favori. Cela peut très bien venir plus tard, à la fin de l'entrevue. Pour l'instant, profitez au maximum de ce moment pour faire une bonne première impression.
Concrètement, je vous recommande de procéder en trois étapes.
1. Tout d'abord, identifiez ce dont l'organisation a spécifiquement besoin dans ce poste.
2. Ensuite personnalisez votre réponse pour vous positionner comme la meilleure personne pour répondre à ce besoin.
3. Enfin, entraînez-vous !

1. Identifiez le besoin

Comment identifier les besoins de l’organisation ? Examinez l’offre d’emploi ou la description du poste comme une carte aux trésors pour en extraire les secrets. Des expressions telles que «indispensable» ou «must» parlent d’elles-mêmes. Alors mettez-les en évidence dans votre présentation.
Les éléments situés plus bas dans la liste ou étiquetés «de préférence» ou «souhaitable» sont certes plus secondaires, mais néanmoins intéressants à évoquer si vous les possédez.
Notez que certaines de vos compétences peuvent correspondre à point bien précis du profil ou des responsabilités, même si vous n’avez pas encore occupé ce type de poste. Ne vous laissez-pas démonter par “Donc vous n’avez encore jamais été Product Manager” mais montrez que vous avez déjà fait des analyses de marché, géré des projets, traité des retours clients...
Souvent vous n’aurez pas l’expérience idéale souhaitée. Qu’à cela ne tienne, efforcez-vous de mettre en évidence vos projets les plus proches ou les compétences les plus transférables à ce nouvel environnement. Même si la fonction que vous occupez porte un autre nom, expliquez comment vos compétences actuelles sont compatibles avec l’offre d'emploi.
Ensuite, consultez le site Web de l'organisation, cliquez sur «À propos» et informez-vous sur sa culture d'entreprise et ses valeurs fondamentales. Parle-t-on principalement de retour sur investissement pour les actionnaires ? De servir le client ? De soutenir les collaborateurs ou de promouvoir l'équilibre travail / vie privée ?
En tirant parti de ces deux sources (annonce/descriptif de fonction et site internet), notez les 3 à 5 attributs personnels qu'ils recherchent le plus. Recherchez y des qualités telles que «esprit d'équipe» ou «intérêt pour les soins de santé», plutôt que des qualifications comme un MBA ou «cinq ans dans un domaine similaire”.
Utilisez ces informations pour compléter la phrase suivante : «Ils recherchent quelqu'un qui…» et écrivez-le dans votre préparation.

2. Répondez au besoin

Maintenant, changez légèrement le libellé en «Je suis quelqu'un qui ... » ou «Au travail, mon approche est ... »
Choisissez l’une ou l’autre histoire de votre vie professionnelle qui illustre que vous répondez à ce besoin particulier, de préférence dans un environnement/contexte proche de celui de l'entreprise dans laquelle vous postulez.

3. Entrainez-vous

Rassemblez ces deux éléments – votre «Je suis quelqu'un qui…» et votre histoire - et entraînez-vous à les dire à voix haute. Vous serez tenté de marmonner la réponse, mais ne succombez pas à la facilité. La pratique à haute voix est essentielle car l’entretien n'est pas un exercice mental mais physique : vous avez donc besoin de votre esprit et de votre bouche et de les faire travailler de concert afin de transmettre au mieux votre idée.
Testons cela dans un scénario fictif : vous postulez pour un poste de supervision du service client pour un grand câblodistributeur appelé BELNET. Vous avez découvert sur le site Web de BELNET qu'un excellent service client est une caractéristique de leur marque et que le «soutien» est l'une de leurs valeurs fondamentales. Dans la description de poste, vous avez aussi repéré que «de solides compétences en communication» étaient fortement appréciées.
Le jour de l'entretien, vous vous asseyez et à un moment donné, on vous demande : "Parlez moi de vous !"
A présent, vous savez à quoi ressemble une réponse optimale :
“J'ai toujours été une personne orientée vers les autres. Déjà à l'école, j'étais plus heureux de parler et d'écouter des gens - même des étrangers - surtout si je pouvais les soutenir d'une manière ou d'une autre. Par la suite, j’ai travaillé comme étudiant où je devais conseiller des clients dans un centre commercial à propos d’abonnements d’énergie 100% verte... J’ai aussi fait un stage dans le call center d’un opérateur télécoms où je devais répondre à des clients qui avaient des soucis avec leurs téléphones portables... C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles j’admire vraiment la façon dont BELNET traite ses clients avec respect et bienveillance. Comme vous le voyez mon objectif a toujours été de combiner ma volonté d'aider les autres avec ma passion pour la relation client”.
La raison principale pour laquelle une réponse comme celle-ci est idéale est que vous avez mis en correspondance qui vous êtes et votre histoire personnelle avec la marque et le besoin principal de l'entreprise, tout en répondant directement à la question.
Vous voici à présent mieux à même d’articuler les besoins de l’organisation et votre histoire personnelle. Observez les yeux écarquillés de vos interlocuteurs. Vous avez marqué des points et vous vous êtes placé au dessus de nombreux autres candidats. Pourquoi ? Parce que, contrairement à eux, vous ne leur avez pas simplement parlé de vous, vous avez souligné pourquoi vous êtes intéressant pour eux et donc pourquoi ils devraient vous engager !

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Distinguez-vous !

Les 5 questions les plus souvent posées en entretien d’embauche !

Comment vous différencier des autres candidats et briller lors d’un entretien de recrutement ?
Par rapport aux questions le plus souvent posées en entretien, voici quelques conseils qui vous aideront à démarquer pour décrocher l’emploi de vos rêves.

1. “Parlez-moi de vous !”

Question souvent posée en introduction, elle vous donne déjà une superbe opportunité de vous distinguer.
A priori, votre interlocuteur a parcouru votre CV, pas besoin donc de le relire ensemble. Montrez d’emblée votre esprit de synthèse. Faites un résumé vivant, en mettant en évidence le fil rouge de votre parcours (de vie, académique et/ou professionnel). Mettez l’accent sur la logique de vos choix et la cohérence dans enchaînement de vos différentes périodes. Si votre parcours présente des moments de rupture (changement d’orientation d’étude ou de carrière), expliquez-en le pourquoi, le plus logiquement et sincèrement possible. Mieux vaut en en effet “pivoter” rapidement que de s’entêter dans une mauvaise piste.
Cette introduction est l’occasion rêvée de présenter les grandes phases de votre histoire personnelle, de la “pitcher”. Qui dit “pitch” veut dire vivant et aussi brièvement : 3-5 min. pour un·e débutant·e à grand max 10 min. en cas de plus longue carrière. Vous pouvez bien évidemment préparer cette partie : quelle image de moi-même doit retenir mon interlocuteur après ces quelques minutes ?
Dès le début mettez-vous en tête que votre but est d’avoir de l’impact, de convaincre et non de simplement d’expliquer ou de présenter. Choisissez-donc attentivement vos exemples et illustrez-les.

Synthétisez et “pitchez” votre parcours : qui suis-je ?

2. “Pourquoi postulez-vous à ce poste ?”

Avant de parler de votre intérêt spécifique pour le poste, exprimez vos attentes et envies de manière plus large. Dans la prolongation de votre parcours antérieur, quelle histoire aimeriez-vous à présent écrire dans le futur proche ? Qu’est-ce qui vous passionne, vous donne de l’énergie dans une activité, quels types de projets aimeriez-vous contribuer à réaliser, dans quel(s) domaine(s), secteur(s) d’activités ? Pour quels enjeux et valeurs avez-vous envie de vous engager ?
Au niveau du poste ambitionné, en quoi s’inscrit-il dans vos attentes plus générales ? C’est aussi l’occasion de stimuler le dialogue en questionnant votre interlocuteur sur les aspects du job encore inconnus à ce stade et qui sont importants pour vous.
Question sous-jacente à la précédente : pourquoi souhaitez-vous quitter votre position actuelle ? Soyez ici concis et extrêmement prudent dans les commentaires faits à propos de vos employeurs actuel ou précédent(s). Le focus doit être mis, plus sur ce qui vous attire dans le futur poste (motivation positive) que ce qui vous rebute dans votre situation actuelle (motivation négative).

Précisez ce qui vous passionne et vous donne de l’énergie : ce que j’aime et veux faire.

3. “Que pensez-vous pouvoir nous apporter ?”

L’objectif ici est de montrer que vous savez vous projeter dans le poste et que vos compétences y sont transférables. Tout comme votre parcours devait être synthétisé au point précédent, vos compétences doivent également l’être ici. Pas de longue énumération de compétences génériques (esprit d’équipe, dynamique…), mais de préférence 3 à 5 compétences clés que vous aurez préalablement identifiées dans le descriptif de poste ou l’offre d’emploi. Par compétences, l’on entend autant les savoirs (connaissances), savoir-faire (leur application concrète) et savoir-être (les comportements).
Au-delà des compétences, ce qui intéressera le plus votre interlocuteur, ce sont vos réalisations. Illustrez-donc vos compétences-clefs en parlant de projets dans lesquels vous avez pu les mettre en œuvre et obtenir des résultats concrets. Illustrez-les si possible avec des chiffres. Visualisez-les au maximum en montrant de clichés de vos réalisations si cela s’y prête sur votre PC ou tablette.

Présentez vos compétences clés et les résultats qu’elles vous ont permis d’obtenir : ce que j’ai fait et/ou ce que je sais faire.

4. “Que connaissez-vous de notre société ?”

Montrez ici que vous êtes un professionnel et que vous connaissez votre dossier. Comme toujours, le secret réside dans la préparation, qui témoignera au passage aussi de votre intérêt.
A l’ère de Google, aucune excuse ! Le site de l’entreprise fournit déjà beaucoup d’informations sur son historique (surtout s’il s’agit d’une entreprise familiale), ses activités et projets, ses principaux chiffres et son rapport de gestion… mais aussi sa culture et ses valeurs. Pensez également à consulter l’onglet “actualités” de Google et la page entreprise sur LinkedIn (c’est l’occasion d’ailleurs de vérifier si des personnes de votre réseau y travaillent et de les contacter le cas échéant pour avoir des informations plus personnelles et souvent plus informelles).
Listez quelques questions que vous avez préparées et restées sans réponse : principaux clients / concurrents, à qui est rattaché le poste, principaux défis à venir, composition de l’équipe, style de management du responsable….

Montrez que vous connaissez l’entreprise et ses enjeux !

5. “Pourquoi nous engagerions vous plutôt qu’un·e autr·e candidat·e ?”

Ultime exercice de différenciation, c’est une nouvelle opportunité de marquer des points. Synthétisez vos principales motivations, réalisations et compétences (techniques et comportementales). Utilisez ici plutôt des mots-clefs et phrases courtes : Je suis passionné·e par tel aspect…, j’ai réalisé tel projet, j’ai fait preuve de telle compétence…
Un équilibre d’assurance en soi et de (vraie) modestie fera merveille. Soyez fier de votre parcours et de vos réalisations mais évitez tout excès de confiance en vous. Assumez vos échecs éventuels en mettant en évidence ce que vous en avez retiré. Il est logique que vous ne maîtrisiez pas tous les aspects du poste. Plutôt que de vous sur-vendre, mettez en valeur votre curiosité envers de nouveaux domaines, votre capacité d’adaptation et d’apprentissage. Votre interlocuteur est en effet tout autant intéressé par quelqu’un pouvant “faire le job” que par votre potentiel d’évolution vers d’autres responsabilités.
C’est aussi l’occasion de renvoyer habilement la balle vers votre interlocuteur en lui demandant un premier feedback sur l’adéquation de votre profil avec le poste.

Mettez l’accent sur ce qui vous différencie des autres candidats !

Dernier conseil avant de reprendre la route : Soignez votre sortie ! Ne tombez pas dans le piège du relâchement. L’entretien n’est pas terminé lorsque votre interlocuteur se lève et vous salue. Ne risquez pas de dire la phrase de trop, une opinion trop personnelle potentiellement clivante. Mieux vaut rester sur des banalités (météo, circulation…). Restez concentré jusqu’au bout : Une hôtesse d’accueil ou un collègue croisé dans les couloirs sont de possibles témoins de votre attitude.

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Beaucoup de succès et de plaisir dans vos prochains entretiens !
Jean-Luc

10 astuces pour maximiser votre prochaine interview vidéo

Les entretiens vidéo sont de plus en plus considérés comme un moyen rapide et efficace de dialoguer avec un candidat potentiel au cours d’un processus de recrutement.  

Voici quelques astuces pour avoir un maximum d’impact lors de votre prochaine entrevue par vidéo.

1. Testez la technologie

Faites une vérification technique préalable afin de vous assurer que votre connexion Internet est suffisamment stable. Privilégiez une connexion internet fixe par rapport au Wifi ou à la 4G. Vérifiez le niveau de votre microphone dans les paramètres « son » de votre PC. Mieux encore, utilisez un micro externe (par exemple celui des écouteurs de votre smartphone). Si la connexion se dégrade en cours d’entretien, proposez de couper l’image ou de passer carrément à un entretien téléphonique classique. La qualité de votre échange doit rester la priorité.

2. Entrainez-vous

Faites une rapide simulation d’entrevue avec un proche, vous vous sentirez beaucoup plus confiant le moment venu. C’est une excellente occasion de tester votre configuration technique, mais aussi de la pertinence de vos réponses.

3. Soignez votre présentation

Ce n’est évidemment pas le moment de porter des vêtements trop décontractés, même si vous êtes à la maison.  Vu que l’on ne voit que votre buste, vous pouvez même porter votre short et scandales de plage ! Mais ne prenez quand même pas trop de risques… Soignez votre apparence avec autant d’attention que pour une entrevue en face-à-face traditionnelle.

4. Aménagez votre environnement

Placez-vous devant un fond soigné et neutre (des vêtements épars, une bibliothèque en désordre ou un poster de Rammstein n’enverront peut-être pas le bon message). En entretien classique, vous êtes assis à une certaine distance de votre interlocuteur. Ici également, inutile de vous coller à la webcam. A quelle distance placer la webcam ? Tendez le bras devant vous, c’est parfait.Si vous utilisez votre PC, la webcam est plus ou moins à la bonne hauteur. Idéalement elle devrait être à hauteur de vos yeux. Si vous utilisez votre téléphone, surtout ne le déposez donc pas sur la table, l’angle de vue vers le haut est désastreux. Préférez aussi le mode paysage au mode portrait, car votre interlocuteur utilise fort probablement un PC.

5. Dosez l’éclairage

Placez une source d’éclairage juste devant vous pour éviter les ombres disgracieuses. Une lampe de bureau fera l’affaire, mais évitez une lumière trop intense dirigée directement vers votre visage. Préférez un éclairage indirect et tamisé. Allumez idéalement une lumière d’ambiance derrière vous.

6. Minimisez les bruits de fond

Les bruits de fond peuvent vous distraire ainsi que votre interlocuteur. Assurez-vous d’être dans un endroit calme où vous ne serez pas dérangé. Prévenez votre entourage, fermez portes et fenêtres afin d’éviter l’incursion tonitruante de votre petit dernier ou la tondeuse du voisin…  Attention, votre micro captera aussi le froissement de papiers et les chocs de pieds ou de mains sur la table. Très désagréable pour votre interlocuteur !

7. Eloignez les distractions

Juste avant de commencer, assurez-vous de mettre votre téléphone en mode silencieux et désactivez les autres applications afin que les alertes ne s’immiscent pas dans votre entretien.

Enfin, ayez toujours à disposition sur votre écran d’accueil,  les raccourcis ou liens utiles vers votre curriculum vitae et autres documents. Une copie papier est souvent plus qu’utile.

8. Établissez le contact visuel

Il est plus difficile de créer un engagement et une connexion avec votre interlocuteur au travers de la vidéo. Compensez cela en regardant directement la webcam plutôt que votre interlocuteur sur l’écran.

9. Surveillez votre langage corporel

L’attention de votre interlocuteur se concentre sur votre buste.  Évitez donc de croiser les bras ou de courber les épaules. Adoptez une posture droite, tout en étant détendue et ouverte. Appuyer la tête sur votre main ou vous affaisser sur le dossier sont du plus mauvais effet. N’oubliez pas de sourire souvent et évitez à tout prix des mouvements brusques.

10. Adaptez votre langage verbal

Le format vidéo est souvent plus court qu’un entretien en face à face. Soyez donc concis pour maintenir l’attention de votre interlocuteur. Ralentissez le rythme de votre élocution et articulez !

Vous voilà à présent mieux armé pour faire une première bonne impression en ligne !  

Bien évidemment ces conseils sur la « forme » ne vous dispensent pas de soigner le « fond ». Nous en reparlerons dans un prochain article.

Laissez-moi volontiers ci-après vos commentaires, expériences positives (ou pourquoi pas amusantes). A très bientôt !

Jean-Luc

Depuis plus de 25 ans, j’aide de nombreux cadres à déployer leur plein potentiel et de nombreuses sociétés à réaliser leurs ambitions en renforçant leurs équipes dirigeantes.