10 étapes clés pour réussir votre intégration dans votre nouveau job !

Vous avez décroché un nouveau job ? Bravo !

A présent, il s’agit de ne pas rater votre entrée en scène.

Alors, premier job ? nouveau poste ? gestion d’équipe ?

Comment mettre toutes les chances de votre côté pour réussir votre intégration ?


Avant tout, s’il s’agit de votre premier job, vous vous demandez probablement :

  • Serais-je capable de faire ce qu’on va me demander ? Serais-je à la hauteur ?
    • Votre futur·e responsable est aussi passé par là. Il/elle sait qu’au-delà de vos connaissances théoriques, vous avez encore beaucoup de choses à apprendre pour les appliquer.
    • Alors pas de stress, vous aurez du temps pour vous habituer à votre nouvel environnement, de comprendre la situation, de vous adapter et d’acquérir les compétences nécessaires. Personne ne vous demandera de délivrer un projet stratégique ou de faire une présentation devant le comité de direction dans les premières semaines.
    • Par contre, dès que vous vous sentez à l’aise avec la matière, faites-le savoir et demandez des challenges à relever.
  • Vais-je être accueilli ou me retrouver seul au milieu de la jungle ?
    • La plupart des entreprises prévoient un planning d’intégration pour vos premiers jours avec toutes les informations nécessaires (aspects règlementaires, modalités pratiques...) et les personnes utiles à rencontrer.
    • Une semaine environ avant votre entrée en service, appelez votre contact interne, souvent au sein du service ressources humaines, si pas votre manager direct. Comme beaucoup télétravaillent pour l’instant, assurez-vous de la présence physique de quelqu’un pour vous accueillir. Confimez l’heure et le lieu précis du rendez-vous (peut-être different du précédent). Profitez-en pour vous renseigner sur le dress code à adopter.
  • Vais-je être encadré ou projeté directement dans l’arène ?
    • Votre manager est responsable de votre bonne intégration et sait qu’il doit libérer du temps pour vous.
    • Il est trop occupé ? Demandez-lui de vous désigner un parrain, par exemple parmi les collègues plus senior de l’équipe.
  • Ne vais-je pas déranger si je pose beaucoup de questions ?
    • Certainement pas. Si une recherche Google ne vous apporte pas les informations suffisantes, n’hésitez surtout pas à vous renseigner auprès de vos collègues ou de votre manager.
    • Si ce n’est pas urgent, notez-les et abordez-les lors de votre prochain échange afin de ne pas les perturber constamment.

De manière plus générale, lors de votre entrée dans un nouveau poste :

1. Laissez-vous du temps !

Votre nouveau job peut être différent sur plusieurs dimensions :

  • Un autre secteur d’activités, d’autres partenaires, d’autres dynamiques...
  • Un changement d’entreprise, une nouvelle culture managériale, d’autres pratiques, ...
  • Une autre fonction ou métier, de nouvelles responsabilités, un nouveau boss, de nouveaux collègues...

Plus vous cumulez de critères, plus vous devez être vigilant lors de votre changement.

  • Attendez-vous à traverser une période de transition de 3 à 6 mois avant d’accéder à une période de “performance”. Tout comme un athlète doit s’entrainer avant une compétition, vous devez vous préparer avant de performer.
  • Il est normal de ressentir une baisse d’énergie et de motivation vers le 3ème mois. C’est à ce moment que l’écart entre l’idée que vous vous faisiez de votre futur job et la réalité sera le plus important. Vous pensez changer de job et/ou revenir à votre emploi précédent ? Évitez toute décision hâtive, accrochez-vous et persévérez ! Votre motivation devrait revenir avec l’arrivée des premiers résultats.
  • Soyez patient et indulgent envers vous-même. Il est normal de ne pas encore avoir toutes les connaissances, et même compétences, pour bien scorer dès le début de votre nouveau poste.
  • Votre priorité doit être de maîtriser votre nouvel environnement, de vous y intégrer et surtout d’apprendre.

2. Observez, soyez curieux !

Si vous être est promu en interne, vous connaissez déjà beaucoup sur les produits, le secteur, les clients, la culture et l’histoire de l’entreprise. Si vous êtes nouveau dans l’entreprise, vous devez comprendre et apprendre tous ces éléments.

  • Dès que vous signez votre contrat, restez attentif·ve à l’actualité de l’entreprise via les réseaux sociaux et la presse : résultats, acquisition, expansion à l’international...
  • Avant votre premier jour, remettez-vous en tête les activités, chiffres clés et valeurs de l’entreprise.
  • Informez-vous aussi sur les codes plus informels tels que dress code, tutoiement ou vouvoiement… Cela vous permettra d’être plus à l’aise le premier jour.
  • Lors de vos premiers jours, soyez curieux, rencontrez différentes personnes et posez un maximum de questions. Elles sont une marque d’intérêt et de motivation. Si l’avis du management est essentiel, complétez-le avec celui de quelqu’un proche du terrain et du client
  • Si l’on vous demande si vous connaissez telle pratique ou technique, répondez “Pas encore” plutôt que “non”. Cela démontrera votre volonté d’en apprendre toujous plus.

3. Prenez un vrai nouveau départ !

Même si vous avez été recruté sur base de vos succès passés et que vos compétences vous ont permis d’arriver là où vous êtes :

  • Considérez votre nouveau poste avec un œil totalement neuf. Remettez les comptes à zéro.
  • Ne cherchez pas à transposer ce qui a marché dans votre ancien poste vers le nouveau. La tentation est toutefois forte de vous réfugier sur ce que vous avez bien fait dans le passé dès les premières difficultés.
  • Evitez aussi à tout prix de comparer ce qui se fait dans votre nouvel environnement avec votre ancien job, rien de plus exaspérant pour les collègues.
  • Les clés que vous avez utilisées pour accéder à votre position actuelle ne vous ouvriront pas d’office les prochaines portes.

“Pour ouvrir de nouvelles portes, vous devez acquérir de nouvelles clefs !”

4. Obtenez des victoires rapides !

Le succès dans votre nouveau poste se mesure certes sur les résultats atteints sur le moyen-long terme. Mais vous aurez besoin d’un petit coup de pouce au début pour initier un cercle vertueux d’énergie positive et de créativité propice au changement.

  • Identifiez rapidement des projets importants qui vous amèneront des victoires faciles et visibles (quick wins) pour construire votre crédibilité.
  • Identifiez dans le service des opportunités d’amélioration faciles à mettre en œuvre pour obtenir des gains financiers ou opérationnels en cohérence avec les objectifs sur le moyen et long terme.

Ces premières victoires ont un double-objectif : améliorer la performance de l’organisation et montrer votre capacité d’impact.

5. Définissez vos indicateurs de réussite !

Une relation de qualité et de confiance avec votre propre manager est essentielle à votre réussite. Suivant la situation et le style de chacun :

  • Fixez avec lui la feuille de route des premiers mois en convenant des objectifs à atteindre, des délais à respecter, des moyens à votre disposition et de votre niveau d’autonomie pour réaliser vos objectifs.
  • Envisagez votre travail comme une succession de projets plutôt que de tâches. Ne vous cantonnez pas à votre fiche de poste (si vous en avez reçu une). C’est en effet souvent une vision administrative et limitative de votre job.
  • Proposez à votre manager des contacts réguliers s’il ne le fait pas d’initiative, si possible hebdomadaires.
  • Demandez-lui du feedback sur vos réussites mais aussi vos points d’amélioration.
  • Proposez-lui spontanément votre aide pour remplir ses propres objectifs et responsabilités.
  • Votre manager vous donnera peut-être un projet qui vous fera sortir de votre zone de confort. Considérez-le comme un défi et acceptez-le ! Même si vous ne vous sentez pas encore très à l’aise, demandez ensuite l’aide autour de vous. Attention toutefois à ne pas vous laisser envahir, il ne s’agit pas d’accepter tout et n’importe quoi mais de démontrer votre valeur.

“Si quelqu’un vous offre une opportunité incroyable mais que vous n’êtes pas sûr de pouvoir le faire, dites oui – alors apprenez comment le faire plus tard !” Richard Branson

6. Créez du lien !

La qualité de vos relations interpersonnelles est tout aussi essentielle que celle avec votre manager. Alors investissez dans votre nouveau réseau !

  • Initiez un maximum de contacts avec vos collègues. Que ce soit au niveau formel lors des réunions de projet ou de manière plus informelle. Par exemple, venez un peu plus tôt le matin pour pouvoir discuter en petit comité autour d’un café, réservez votre pause de midi pour un lunch contact, participez à certains afterworks, ...
  • Identifiez les réseaux plus informels au sein de l’entreprise et intégrez ceux qui vous seront utiles. Fréquentez pour cela la machine à café aux pauses et les moments avant, ou après, les réunions officielles.
  • Rendez service aux gens, avec de petites attentions telles qu’une information, un article, un petit coup de main, ...
  • Mémorisez rapidement les prénoms de vos collègues et trouvez-vous des points communs avec eux/elles.

“Si tu veux aller vite, marche seul mais si tu veux aller loin, marchons ensemble”  Proverbe africain.

7. Gardez un bon équilibre personnel et professionnel !

Une transition est toujours un moment de doute et de solitude à cause des incertitudes liées à un futur inconnu. Au début, vous allez devoir faire face en même temps à des challenges professionnels tels que nous les avons vu dans les points précédents mais aussi à des challenges personnels (nouveaux trajets, horaires différents, fatigue plus forte...).

  • Assurez-vous donc de pouvoir vous reposer sur un environnement personnel solide et rassurant, en particulier dans les premiers temps.
  • Identifiez certaines personnes, dans l’entreprise ou en dehors, sur qui vous pourriez compter pour vous aider à prendre du recul et à partager vos réflexions, par exemple un mentor, un ami proche ou un coach. Cela vous évitera de vous isoler, de prendre de mauvaises décisions ou de rentrer dans un cercle vicieux de stress et d’échecs.

Si vous êtes responsable d’équipe ou de projets, vous devez aussi tenir compte des points suivants :

8. Alignez l’organisation et votre approche !

Plus vous êtes haut placé dans l’organisation, plus vous devez vous assurer que la stratégie, la culture, la structure, les systèmes et les compétences sont alignés.

  • La stratégie est l’approche choisie par l’organisation pour obtenir des résultats.
  • La structure c’est la manière dont les personnes sont organisées et comment leur travail est coordonné.
  • Les systèmes sont les processus de travail en place : commande client, achat de matériel, fabrication d’un produit, recrutement d’un collaborateur...
  • Les compétences sont les capacités des différentes personnes de l’organisation (talents, expérience...)
  • La culture recouvre les valeurs et les règles qui influent officiellement ou officieusement sur le comportement des collaborateurs.

Une de vos tâches sera d’identifier des incohérences entre ces éléments et d’établir un plan pour réajuster au mieux.

9. Construisez votre équipe !

Très souvent, un manager ne construit pas une équipe à partir de zéro. Il hérite d’une équipe et sa première priorité sera que l’équipe reste performante pendant la période de transition.

  • Ne modifiez pas l’équipe tant que la vision et les objectifs ne sont pas clairs.
  • Avant tout changement, jaugez chaque membre de l’équipe par rapport aux critères suivants : compétences, jugement, motivateurs, implication, relations avec les différents interlocuteurs et confiance.
  • Ensuite évaluez comment l’équipe collabore en tant que groupe.
  • Echangez un maximum avec votre équipe. Ecoutez, écoutez et... écoutez ! Vous aurez surement beaucoup à apprendre de leur expérience. Vous contribuerez ainsi à établir une bonne relation de confiance qui aidera à l’implémentation des changements futurs.

“Un capitaine ne peut changer en même temps la destination, l’itinéraire et le navire. Ce n’est que lorsque la destination et l’itinéraire sont connus qu’il peut équiper le navire en conséquence”  Michael Watkins

10. Trouvez des alliés !

Pour faire avancer vos projets ou faire adhérer à vos idées, vous devrez développer des alliances afin de rentrer dans un cercle vertueux qui vous permettra d’avoir des succès rapides et durables.

  • Faites une cartographie des principaux acteurs : alliés (traditionnellement 15% de votre population), déchirés / hésitants (35%), les indifférents (35%) et opposants (15%).
  • Repérez vos alliés et bichonnez les ! Ils sont certes déjà convaincus mais peuvent vous aider à en convaincre d’autres. Qui sont vos alliés ayant le pouvoir de changer les choses ou d’influencer des décideurs ?
  • Concentrez-vous aussi sur les déchirés / hésitants afin de les faire basculer en votre faveur en les rassurant, en éliminant leurs craintes et réduisant leurs objections.
  • Ne perdez pas trop de temps et d’énergie avec les indifférents et surtout pas les opposants.

 

Voilà, j’espère que ces quelques conseils personnels vous permettront de vous intégrer au mieux dans votre nouveau job.

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Très impatient de lire vos commentaires ci-après et d’échanger avec vous.

Vous souhaitez en savoir plus ? Je vous conseille l’ouvrage : « The first 90 days » de Michael Watkins, professeur à la Harvard Business School.

Beaucoup de succès et à très bientôt !

Jean-Luc

Gérer au mieux son entretien axé sur les compétences !

Au cours du processus de recrutement, ou dans le cadre d’un assessment center, vous pouvez être invité à un entretien spécifique dit “orienté sur les compétences”.

De quoi s’agit-il ?  Comment l’aborder au mieux ?

Quel est le but de cet entretien ?

Ici, le parcours professionnel n’est plus abordé. L’entretien se focalise sur vos compétences comportementales (et pas techniques).  Je vous renvoie d’ailleurs à l’article parlant des soft skills.

Notons qu’il peut consister en un entretien à part entière, postérieur à l’entretien biographique ou se faire en seconde partie de celui-ci. Autant vous y préparer donc, même si vous êtes convié à un “simple” entretien.

Comment se déroule l’entretien ?

Il vous est demandé de démontrer vos compétences au moyen de questions portant sur des situations personnelles vécues, donc passées.

Les questions sont souvent tournées de la sorte :  Donnez-moi un exemple de situation où 

  • vous avez pris la direction d’un groupe pour accomplir une certaine mission;
  • vous avez été en conflit avec quelqu’un;
  • vous rencontré de fortes difficultés pour parvenir à vos fins;
  • vous avez ressenti un stress important...

L’interviewer poursuit souvent en utilisant la méthode dite “STAR”. C’est une structure de questionnement qui suit la logique suivante :

  • S pour Situation : dans quel contexte ou environnement cela s’est-il produit ?
  • T pour Tâche : quel était votre rôle personnel ou mission spécifique ?
  • A pour Action : qu’avez-vous initié comme action(s), pris comme décision ?
  • R pour Résultat : quels ont été les résultats observés ou atteints ?

Comment préparer au mieux l’entretien ?

A priori, l’interviewer se base sur les compétences clés demandées pour le poste. A vous donc de les repérer dans l’annonce. Le site web de l’entreprise mentionne aussi parfois des compétences qui sont appréciées de manière générale.

En général, le recruteur n’en abordera que quelques-unes (5-6 max. le plus souvent). Fort à parier donc qu’il/elle se focalisera sur les compétences essentielles. Libre à vous donc d’y réfléchir à tête reposée au préalable pour ne pas être pris au dépourvu le jour même.  Entrainez-vous !

Favorisez des contextes les plus proches possible de la fonction postulée. Pas très pertinent de retourner à votre prime enfance. Privilégiez des projets récents issus de vos travaux, stages, job étudiants, activités extra-scolaires...

Nous avons tendance à retenir les situations qui nous sont favorables. C’est bien naturel. Pour chaque compétence, je vous invite toutefois à préparer des cas où vos efforts n’ont pas été couronnés de succès. Mettez-alors en avant comment vous avez traité les obstacles et ce que vous en avez appris.

Comment gérer au mieux l’entretien ?

Ecoutez attentivement la question et assurez-vous d’avoir bien compris la compétence dont il/elle veut aborder. Par exemple : “Vous aimeriez donc que je vous parle d’une situation où j’ai fait preuve de créativité, d’empathie, d’esprit d’équipe, de capacité de décision...”

Soyez le plus spécifique et factuel possible, donnez des détails utiles, si possible des chiffres. Cela permettra au recruteur de s’immerger dans votre récit. Rendez celui-ci vivant, pitchez !

Au-delà de l’histoire, mettez en évidence les compétences spécifiques qui vous ont permis d’obtenir ces résultats.

Ne tirez pas non plus toute la couverture à vous. Parlez aussi des personnes qui vous ont aidées à réussir. Mieux vaut une collaboration efficace qu’un one wo·man show présomptueux.

Voilà, j’espère que ces quelques conseils personnels vous permettront d’aborder au mieux votre prochain entretien orienté compétences.

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Beaucoup de succès et à très bientôt !

Jean-Luc

10 astuces pour optimiser votre prochain entretien vidéo ! (Vidéo)

Les portes sont-elles fermées pour les « diplômés COVID » ? (Vidéo)

Présentation

Réussir au mieux son exercice d’analyse et présentation !

Vous voici invité·e à un Assessment Center et le premier exercice est intitulé “Analyse et Présentation”.
Comment l’aborder au mieux ?

Quel est le but de l’exercice ?

Il vise surtout à évaluer vos aptitudes d’analyse, d’organisation, de collaboration et de persuasion.
Il prend souvent la forme d’une étude de cas, où vous devez analyser une situation déterminée, définir un plan d’action, souvent pour résoudre des problèmes et/ou améliorer la situation, et enfin présenter oralement vos recommandations.
L’expertise ne joue aucun rôle, vous êtes plongé dans un environnement général “fictif”. Il n’y a donc pas nécessairement de lien avec votre futur environnement de travail.
Par contre, le rôle qui vous est attribué est le plus souvent fonction de votre futur scope de responsabilités, par exemple, spécialiste, chef de projet, chef de service, directeur de département, directeur général...).

Comment se déroule l’exercice ?

D’abord, vous avez accès à des documents, au format papier ou digital. Ils décrivent la situation actuelle et vous donnent les consignes de votre mission.
Vous avez ensuite un temps de préparation, environ une heure dans la plupart des cas, pour prendre connaissance du dossier et préparer votre présentation.
Enfin, vous présentez vos recommandations durant 10 à 15’ à un “assesseur”, qui représente à priori votre manager direct.  S’en suit souvent une discussion sur vos propositions (de 10 à 15' également).

La préparation : à quoi être attentif ?

  • Première chose : lisez (et relisez) votre mission. Qu’est-il précisément attendu de vous ?
  • Ensuite, commencez à travailler de manière méthodique et structurez votre analyse.
  • Considérez tant la situation actuelle (as is) que la situation future (to be) que vous souhaitez atteindre. La différence entre ces deux états constitue votre “terrain de jeu”.
  • Le temps est limité, allez rapidement à l’essentiel. Vous n’aurez pas la possibilité de tout analyser dans les moindres détails.
  • Autant d’emblée adopter une vue globale en repérant les éléments clés et en identifiant les principaux enjeux. Vous pouvez d’ailleurs les noter directement sur vos slides afin d’avoir un premier canevas de votre présentation.
  • Distinguez les éléments importants et urgents.
  • Il peut être judicieux aussi de faire une analyse “SWOT” reprenant les points forts / faibles de la situation actuelle et les opportunités / risques vis-à-vis de la situation future.
  • Ne confondez pas vitesse et précipitation en tirant des conclusions hâtives. Envisagez la situation sous différents angles : stratégique - opérationnel, court-terme - long-terme, humain - budgétaire, interne - externe...
  • Pensez à différentes alternatives possibles, avec leurs atouts et faiblesses, avant de vous prononcer définitivement. Ne restez pas dans l’incertitude ou le flou : tranchez.
  • Comme dans la vie réelle, il n’y a pas de solution unique à trouver, encore moins de solution miracle. Mais certaines sont plus pertinentes et cohérentes que d’autres.
  • Dès que vous avez choisi votre approche, il vous reste deux points importants à développer :
    • Votre feuille de route, sous forme d’un plan d’action, qui vous mènera de la situation actuelle à la situation future et aux objectifs que vous vous fixez. S’agissant souvent d’un travail d’équipe, précisez bien le qui, fait quoi, et pour quand. Privilégiez une approche transversale et multidisciplinaire.
    • Votre argumentaire pour convaincre votre interlocuteur de la pertinence de vos propositions et l’inciter à prendre action dans le sens que vous souhaitez.
Jetez régulièrement un œil sur le minuteur et laissez-vous quelques minutes pour vous remettre votre plan en tête avant la présentation.

La présentation : comment augmenter votre impact ?

  • Dites-vous que le but de la présentation est moins d’expliquer votre point de vue que d’en convaincre votre interlocuteur.
  • Pour plus de clarté, structurez votre intervention selon le triptyque classique : introduction - développement - conclusion.
  • Soignez votre introduction, présentez-vous brièvement, annoncez le sujet et l’agenda de la réunion.
  • Ensuite, développez votre argumentaire :
    • Donnez du sens à votre projet (pourquoi).
    • Présentez succinctement votre analyse de la situation actuelle (as is) et ses enjeux.
    • Précisez votre ambition et les objectifs que vous souhaitez atteindre (to be). Décrivez vos objectifs comme vous le feriez pour votre destination de vacances. Il faut que votre interlocuteur puisse la visualiser, un peu comme avec une carte postale.
    • Déclinez les principales phases de votre plan d’action (comment) avec les personnes que vous impliquez et les ressources nécessaires (humaines, budgétaire, temps...).
  • Pour conclure, faites la synthèse des points clés de votre proposition et prévoyez une incitation concrète à l’action, c’est à dire ce que vous attendez concrètement de votre interlocuteur. Remerciez-le pour son attention.
Ici aussi gardez un œil sur le minuteur durant votre présentation pour respecter le temps imparti.

Le but de la présentation est moins d’expliquer votre point de vue que d’en convaincre votre interlocuteur.

La séance de questions / réponses : stimulez le dialogue !

Dans la discussion qui va suivre, votre interlocuteur va vous poser différentes questions pour vous permettre de clarifier certains points.
  • Considérez ses questions comme des perches qu’il vous tend et des opportunités supplémentaires de marquer des points plutôt que comme des objections. Évitez d’être sur la défensive, soyez ouvert à ses arguments, intégrez ceux qui vous semblent pertinents et rebondissez de manière souple.
  • S’il vous challenge, réfléchissez avec lui/elle plutôt que de vous braquer... ou de vous liquéfier. Ecoutez, envisagez sa proposition comme une alternative possible, posez des questions en retour, mettez en évidence les avantages et inconvénients, avant d’affiner et/ou confirmer votre position.
  • Derniers conseils : impliquez-vous au maximum dans la situation et prenez votre rôle à cœur, vous serez d’autant plus crédible et convaincant.

Un cas spécifique : l’exercice de groupe

Si vous êtes fraîchement diplômé·e ou que cela se passe en interne dans votre société, il se peut que l’exercice se fasse en groupe.
La dynamique est identique, toutefois l’analyse se fait collectivement et la présentation pend la forme d’une discussion sur les solutions envisagées. Plusieurs assesseurs vous observent tant durant la préparation que la discussion finale.
  • Soyez ici attentif à toutes les informations échangées, écoutez autant que vous ne vous exprimez.
  • Ne cherchez pas absolument à vous imposer comme le meneur. Assurez-vous plutôt de faire avancer la discussion, d’être certes force de proposition mais aussi de stimuler les autres à exprimer leur point de vue.
  • En fonction de votre nature, contribuez à la recherche de solutions et essayez d’apporter un plus dans la dynamique du groupe.
Voilà, j’espère que ces quelques conseils vous permettront d’aborder au mieux votre prochain exercice d’analyse et présentation.

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Beaucoup de succès et à très bientôt!
Jean-Luc

Réussir au mieux son jeu de rôle managérial !

Dans le programme de votre Assessment Center apparait soudain un “Jeu de rôle”.

Cela provoque chez vous un léger vent de panique ?

Voyons ensemble comment aborder au mieux cet exercice, qui peut d’ailleurs se révéler très amusant !

Quel est le but de cet exercice ?

Il vise surtout à évaluer votre capacité à diriger, motiver, coacher et souder une équipe.

L’exercice prend la forme d’une étude de cas fictive, où vous devez préparer un entretien avec un·e futur·e collaborateur·trice.

L‘environnement (secteur) dans lequel vous êtes plongé·e n’est pas nécessairement identique à votre futur contexte de travail. Cela n’a pas vraiment d’importance vu que l’expertise technique n'intervient pas.

Par contre, le rôle qui vous est attribué est le plus souvent fonction de votre futur scope de responsabilités, par exemple chef de projet, chef de service, directeur de département, directeur général...).

Comment se déroule l’exercice ?

D’abord, vous avez accès à des documents, au format papier ou digital. Ils décrivent la situation actuelle et vous donnent les consignes de votre mission.

Vous disposez d’environ 30’ dans la plupart des cas, pour prendre connaissance du dossier et préparer votre entretien qui durera aussi environ 30’. Le rôle de votre collaborateur sera joué par un “assesseur”.

Enfin, après l’entretien, vous devez parfois rédiger une note de synthèse dans laquelle vous faites vos recommandations à votre manager pour résoudre les problèmes et améliorer la situation (30’ également).

Comment gérer au mieux l’entretien ?

Attitude générale

  • Soyez vous-même. Ne singez surtout pas le comportement de quelqu’un d’autre. Ne sur-jouez pas
  • Gardez le contact visuel avec votre interlocuteur
  • Ne restez pas figé sur vos notes, faites preuve de suffisamment d’ouverture et de flexibilité. Il n’y a pas une bonne solution à trouver.
  • Soyez à l’écoute, posez des questions ouvertes.

Préparation

  • Lisez (et relisez) votre mission. Qu’est-il précisément attendu de vous ?
  • Privilégiez une approche neutre et factuelle. Prenez aussi en compte les sentiments et émotions.
  • Le temps est limité, allez rapidement à l’essentiel. Vous n’aurez pas la possibilité de tout analyser dans les moindres détails.
  • Adoptez d’emblée une vue globale en repérant les éléments clés et en identifiant les principaux enjeux.

Introduction : Formulez objectivement le problème

  • Mettez votre interlocuteur à l’aise, brisez la glace par quelques mots de bienvenue et de courtoisie.
  • Présentez-vous brièvement. Annoncez clairement l’objectif de l’entrevue et vos attentes.
  • Apprenez à connaitre votre interlocuteur·trice, ses besoins et motivateurs.
  • Présentez de manière factuelle et neutre les éléments clés en votre possession.

Discussion : Recherchez un consensus fort

  • Demandez le point de vue de votre interlocuteur·trice. Ecoutez le·la et montrez-vous ouvert·e.
  • Plutôt que d’imposer votre solution, testez la faisabilité de différentes possibilités.
  • Impliquez votre collaborateur·trice et incitez-le·la à proposer aussi des pistes de solutions.
  • Essayez de dégager un consensus qui réponde à votre objectif global tout en intégrant les souhaits de votre collaborateur·trice.
  • Validez ces dernières avec lui·elle. Assurez-vous d’obtenir son engagement explicite.
  • Proposez-lui votre aide et soutien dans leur mise en œuvre.

Conclusion : Planifiez la mise en oeuvre

  • Convenez des critères de succès et les principales modalités.
  • Discutez de l'implémentation concrète des étapes. Fixez déjà un premier rendez-vous de suivi.
  • Félicitez-vous d’avoir atteint l’objectif et remerciez-le·la pour son engagement.

Rapport

  • Ne faites pas un rappel de l'historique de la situation (style procès-verbal). Ce sont vos idées qui comptent.
  • Privilégiez les solutions concrètes et constructives.
  • Synthétisez les objectifs convenus et les principales étapes.
  • Assurez votre manager de votre engagement personnel.

Voilà, j’espère que ces quelques conseils personnels vous permettront d’aborder au mieux votre prochain jeu de rôle managérial.

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Beaucoup de succès et à très bientôt !

Jean-Luc

Que répondre à la question « Parlez-moi de vous » ?

Nous l’avons vu dans un précédent article, l’une des questions les plus souvent posée en début d’entretien d’embauche est “Alors, parlez-moi un peu de vous !
Comment répondre au mieux à cette question ? Dois-je raconter ma vie ? Évoquer mon parcours académique et professionnel ? Partager mes loisirs et passions ?
Même si au premier abord cette question semble plus simple qu’une explication technique ou qu’une demande d’exemple concret, ne la prenez surtout pas à la légère. Ce n’est pas une invitation à parler de tout et de rien de manière débridée.
Cette question à priori sans but précis en possède bien un en réalité. Lequel ? La question que se pose votre futur employeur à ce moment est : Peut-il·elle répondre aux besoins de ce poste?et surtout pas Je veux tout savoir lui·elle”.
Mais comment passer de la question générale de l’intervieweur à une réponse ciblée sur ce point ?

Vous êtes plus que votre “bio”

Grâce à votre CV, votre interlocuteur connaît déjà vos antécédents professionnels. Rappeler votre situation et vous lancer dans un long monologue sur votre parcours est donc inutile. Mais la plupart des candidats le font pourtant...

Il est beaucoup plus utile d’établir des correspondances entre votre profil et le poste ambitionné. Surtout pas de raconter votre vie ou prouver des qualifications. D’ailleurs si vous n’étiez pas un minimum qualifié, vous ne seriez pas là.

Comment vous y prendre ? Imaginez que vous passiez une audition pour The Voice, Belgium's Got Talent ou une pièce de théâtre. Allez-vous leur raconter votre vie en détails ? Aucun intérêt. Par contre, vous allez montrer un extrait de votre talent pour tenter de leur prouver que pouvez tenir ce rôle. Car vous le savez fort bien, en vous écoutant ils cherchent à vous imaginer dans le rôle... et à savoir s’ils vont vous l’attribuer.
Alors ici non plus ce n'est vraiment pas le moment de mentionner des informations personnelles sur votre vie, votre famille, vos vacances récentes et votre sport favori. Cela peut très bien venir plus tard, à la fin de l'entrevue. Pour l'instant, profitez au maximum de ce moment pour faire une bonne première impression.
Concrètement, je vous recommande de procéder en trois étapes.
1. Tout d'abord, identifiez ce dont l'organisation a spécifiquement besoin dans ce poste.
2. Ensuite personnalisez votre réponse pour vous positionner comme la meilleure personne pour répondre à ce besoin.
3. Enfin, entraînez-vous !

1. Identifiez le besoin

Comment identifier les besoins de l’organisation ? Examinez l’offre d’emploi ou la description du poste comme une carte aux trésors pour en extraire les secrets. Des expressions telles que «indispensable» ou «must» parlent d’elles-mêmes. Alors mettez-les en évidence dans votre présentation.
Les éléments situés plus bas dans la liste ou étiquetés «de préférence» ou «souhaitable» sont certes plus secondaires, mais néanmoins intéressants à évoquer si vous les possédez.
Notez que certaines de vos compétences peuvent correspondre à point bien précis du profil ou des responsabilités, même si vous n’avez pas encore occupé ce type de poste. Ne vous laissez-pas démonter par “Donc vous n’avez encore jamais été Product Manager” mais montrez que vous avez déjà fait des analyses de marché, géré des projets, traité des retours clients...
Souvent vous n’aurez pas l’expérience idéale souhaitée. Qu’à cela ne tienne, efforcez-vous de mettre en évidence vos projets les plus proches ou les compétences les plus transférables à ce nouvel environnement. Même si la fonction que vous occupez porte un autre nom, expliquez comment vos compétences actuelles sont compatibles avec l’offre d'emploi.
Ensuite, consultez le site Web de l'organisation, cliquez sur «À propos» et informez-vous sur sa culture d'entreprise et ses valeurs fondamentales. Parle-t-on principalement de retour sur investissement pour les actionnaires ? De servir le client ? De soutenir les collaborateurs ou de promouvoir l'équilibre travail / vie privée ?
En tirant parti de ces deux sources (annonce/descriptif de fonction et site internet), notez les 3 à 5 attributs personnels qu'ils recherchent le plus. Recherchez y des qualités telles que «esprit d'équipe» ou «intérêt pour les soins de santé», plutôt que des qualifications comme un MBA ou «cinq ans dans un domaine similaire”.
Utilisez ces informations pour compléter la phrase suivante : «Ils recherchent quelqu'un qui…» et écrivez-le dans votre préparation.

2. Répondez au besoin

Maintenant, changez légèrement le libellé en «Je suis quelqu'un qui ... » ou «Au travail, mon approche est ... »
Choisissez l’une ou l’autre histoire de votre vie professionnelle qui illustre que vous répondez à ce besoin particulier, de préférence dans un environnement/contexte proche de celui de l'entreprise dans laquelle vous postulez.

3. Entrainez-vous

Rassemblez ces deux éléments – votre «Je suis quelqu'un qui…» et votre histoire - et entraînez-vous à les dire à voix haute. Vous serez tenté de marmonner la réponse, mais ne succombez pas à la facilité. La pratique à haute voix est essentielle car l’entretien n'est pas un exercice mental mais physique : vous avez donc besoin de votre esprit et de votre bouche et de les faire travailler de concert afin de transmettre au mieux votre idée.
Testons cela dans un scénario fictif : vous postulez pour un poste de supervision du service client pour un grand câblodistributeur appelé BELNET. Vous avez découvert sur le site Web de BELNET qu'un excellent service client est une caractéristique de leur marque et que le «soutien» est l'une de leurs valeurs fondamentales. Dans la description de poste, vous avez aussi repéré que «de solides compétences en communication» étaient fortement appréciées.
Le jour de l'entretien, vous vous asseyez et à un moment donné, on vous demande : "Parlez moi de vous !"
A présent, vous savez à quoi ressemble une réponse optimale :
“J'ai toujours été une personne orientée vers les autres. Déjà à l'école, j'étais plus heureux de parler et d'écouter des gens - même des étrangers - surtout si je pouvais les soutenir d'une manière ou d'une autre. Par la suite, j’ai travaillé comme étudiant où je devais conseiller des clients dans un centre commercial à propos d’abonnements d’énergie 100% verte... J’ai aussi fait un stage dans le call center d’un opérateur télécoms où je devais répondre à des clients qui avaient des soucis avec leurs téléphones portables... C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles j’admire vraiment la façon dont BELNET traite ses clients avec respect et bienveillance. Comme vous le voyez mon objectif a toujours été de combiner ma volonté d'aider les autres avec ma passion pour la relation client”.
La raison principale pour laquelle une réponse comme celle-ci est idéale est que vous avez mis en correspondance qui vous êtes et votre histoire personnelle avec la marque et le besoin principal de l'entreprise, tout en répondant directement à la question.
Vous voici à présent mieux à même d’articuler les besoins de l’organisation et votre histoire personnelle. Observez les yeux écarquillés de vos interlocuteurs. Vous avez marqué des points et vous vous êtes placé au dessus de nombreux autres candidats. Pourquoi ? Parce que, contrairement à eux, vous ne leur avez pas simplement parlé de vous, vous avez souligné pourquoi vous êtes intéressant pour eux et donc pourquoi ils devraient vous engager !

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Jean-Luc
Distinguez-vous !

Les 5 questions les plus souvent posées en entretien d’embauche !

Comment vous différencier des autres candidats et briller lors d’un entretien de recrutement ?
Par rapport aux questions le plus souvent posées en entretien, voici quelques conseils qui vous aideront à démarquer pour décrocher l’emploi de vos rêves.

1. “Parlez-moi de vous !”

Question souvent posée en introduction, elle vous donne déjà une superbe opportunité de vous distinguer.
A priori, votre interlocuteur a parcouru votre CV, pas besoin donc de le relire ensemble. Montrez d’emblée votre esprit de synthèse. Faites un résumé vivant, en mettant en évidence le fil rouge de votre parcours (de vie, académique et/ou professionnel). Mettez l’accent sur la logique de vos choix et la cohérence dans enchaînement de vos différentes périodes. Si votre parcours présente des moments de rupture (changement d’orientation d’étude ou de carrière), expliquez-en le pourquoi, le plus logiquement et sincèrement possible. Mieux vaut en en effet “pivoter” rapidement que de s’entêter dans une mauvaise piste.
Cette introduction est l’occasion rêvée de présenter les grandes phases de votre histoire personnelle, de la “pitcher”. Qui dit “pitch” veut dire vivant et aussi brièvement : 3-5 min. pour un·e débutant·e à grand max 10 min. en cas de plus longue carrière. Vous pouvez bien évidemment préparer cette partie : quelle image de moi-même doit retenir mon interlocuteur après ces quelques minutes ?
Dès le début mettez-vous en tête que votre but est d’avoir de l’impact, de convaincre et non de simplement d’expliquer ou de présenter. Choisissez-donc attentivement vos exemples et illustrez-les.

Synthétisez et “pitchez” votre parcours : qui suis-je ?

2. “Pourquoi postulez-vous à ce poste ?”

Avant de parler de votre intérêt spécifique pour le poste, exprimez vos attentes et envies de manière plus large. Dans la prolongation de votre parcours antérieur, quelle histoire aimeriez-vous à présent écrire dans le futur proche ? Qu’est-ce qui vous passionne, vous donne de l’énergie dans une activité, quels types de projets aimeriez-vous contribuer à réaliser, dans quel(s) domaine(s), secteur(s) d’activités ? Pour quels enjeux et valeurs avez-vous envie de vous engager ?
Au niveau du poste ambitionné, en quoi s’inscrit-il dans vos attentes plus générales ? C’est aussi l’occasion de stimuler le dialogue en questionnant votre interlocuteur sur les aspects du job encore inconnus à ce stade et qui sont importants pour vous.
Question sous-jacente à la précédente : pourquoi souhaitez-vous quitter votre position actuelle ? Soyez ici concis et extrêmement prudent dans les commentaires faits à propos de vos employeurs actuel ou précédent(s). Le focus doit être mis, plus sur ce qui vous attire dans le futur poste (motivation positive) que ce qui vous rebute dans votre situation actuelle (motivation négative).

Précisez ce qui vous passionne et vous donne de l’énergie : ce que j’aime et veux faire.

3. “Que pensez-vous pouvoir nous apporter ?”

L’objectif ici est de montrer que vous savez vous projeter dans le poste et que vos compétences y sont transférables. Tout comme votre parcours devait être synthétisé au point précédent, vos compétences doivent également l’être ici. Pas de longue énumération de compétences génériques (esprit d’équipe, dynamique…), mais de préférence 3 à 5 compétences clés que vous aurez préalablement identifiées dans le descriptif de poste ou l’offre d’emploi. Par compétences, l’on entend autant les savoirs (connaissances), savoir-faire (leur application concrète) et savoir-être (les comportements).
Au-delà des compétences, ce qui intéressera le plus votre interlocuteur, ce sont vos réalisations. Illustrez-donc vos compétences-clefs en parlant de projets dans lesquels vous avez pu les mettre en œuvre et obtenir des résultats concrets. Illustrez-les si possible avec des chiffres. Visualisez-les au maximum en montrant de clichés de vos réalisations si cela s’y prête sur votre PC ou tablette.

Présentez vos compétences clés et les résultats qu’elles vous ont permis d’obtenir : ce que j’ai fait et/ou ce que je sais faire.

4. “Que connaissez-vous de notre société ?”

Montrez ici que vous êtes un professionnel et que vous connaissez votre dossier. Comme toujours, le secret réside dans la préparation, qui témoignera au passage aussi de votre intérêt.
A l’ère de Google, aucune excuse ! Le site de l’entreprise fournit déjà beaucoup d’informations sur son historique (surtout s’il s’agit d’une entreprise familiale), ses activités et projets, ses principaux chiffres et son rapport de gestion… mais aussi sa culture et ses valeurs. Pensez également à consulter l’onglet “actualités” de Google et la page entreprise sur LinkedIn (c’est l’occasion d’ailleurs de vérifier si des personnes de votre réseau y travaillent et de les contacter le cas échéant pour avoir des informations plus personnelles et souvent plus informelles).
Listez quelques questions que vous avez préparées et restées sans réponse : principaux clients / concurrents, à qui est rattaché le poste, principaux défis à venir, composition de l’équipe, style de management du responsable….

Montrez que vous connaissez l’entreprise et ses enjeux !

5. “Pourquoi nous engagerions vous plutôt qu’un·e autr·e candidat·e ?”

Ultime exercice de différenciation, c’est une nouvelle opportunité de marquer des points. Synthétisez vos principales motivations, réalisations et compétences (techniques et comportementales). Utilisez ici plutôt des mots-clefs et phrases courtes : Je suis passionné·e par tel aspect…, j’ai réalisé tel projet, j’ai fait preuve de telle compétence…
Un équilibre d’assurance en soi et de (vraie) modestie fera merveille. Soyez fier de votre parcours et de vos réalisations mais évitez tout excès de confiance en vous. Assumez vos échecs éventuels en mettant en évidence ce que vous en avez retiré. Il est logique que vous ne maîtrisiez pas tous les aspects du poste. Plutôt que de vous sur-vendre, mettez en valeur votre curiosité envers de nouveaux domaines, votre capacité d’adaptation et d’apprentissage. Votre interlocuteur est en effet tout autant intéressé par quelqu’un pouvant “faire le job” que par votre potentiel d’évolution vers d’autres responsabilités.
C’est aussi l’occasion de renvoyer habilement la balle vers votre interlocuteur en lui demandant un premier feedback sur l’adéquation de votre profil avec le poste.

Mettez l’accent sur ce qui vous différencie des autres candidats !

Dernier conseil avant de reprendre la route : Soignez votre sortie ! Ne tombez pas dans le piège du relâchement. L’entretien n’est pas terminé lorsque votre interlocuteur se lève et vous salue. Ne risquez pas de dire la phrase de trop, une opinion trop personnelle potentiellement clivante. Mieux vaut rester sur des banalités (météo, circulation…). Restez concentré jusqu’au bout : Une hôtesse d’accueil ou un collègue croisé dans les couloirs sont de possibles témoins de votre attitude.

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Beaucoup de succès et de plaisir dans vos prochains entretiens !
Jean-Luc

Démarquez-vous grâce à votre CV !

Toute recherche d’emploi commence par l’élaboration d’un CV.  Son but est de donner envie au recruteur de vous rencontrer, ni plus… ni moins !  A sa lecture, il doit se dire « Cette personne pourrait faire ce travail ». Vous devez donc considérer votre CV comme un prospectus de vente. Vous êtes le produit et il est l’acheteur. Rassurez-vous,  les rôles s’inverseront par la suite et ce sera à votre tour de choisir l’entreprise ! Mais nous n’y sommes pas encore…  Alors, jeune diplômé ou professionnel expérimenté, comment rédiger un CV qui attirera l’attention ?

« Votre CV est un prospectus de vente. Vous êtes le produit et le recruteur est l’acheteur. »

Attaquez fort

Savez-vous qu’un recruteur prend en moyenne 6 secondes (vous lisez bien) pour écarter ou lire plus avant votre CV ?  Vous devez donc accrocher son attention dès le début.  Les 2 premières lignes sont d’une importance capitale.  Tel un slogan ou un « elevator pitch », votre message doit être clair : « J’ai le profil de l’emploi ! ».  Par exemple :  Cadre infirmier avec plus de 5 ans d’expérience dans la prestation de soins de qualité supérieure aux patients et dans la motivation d’équipes pluridisciplinaires.

Sur la première page de votre CV, faites ensuite un bref résumé de votre expertise en lien direct avec le poste pour lequel vous postulez.  Vous aurez l’occasion de développer votre expérience plus loin.  Cela doit inciter le lecteur à se dire :« Bon sens, je dois lui parler ! ».   Moins à cause de qui elle est, mais de ce qu’elle sait faire. L’expertise s’acquiert surtout par les connaissances (savoir) et l’expérience (faire). Limitez-vous à l’essentiel, mentionnez uniquement les réalisations, compétences et formations les plus pertinentes. Evitez absolument les banalités telles que « team player, dynamique… ».

Assurez-vous que les principaux mots clés soient présents sur la première page afin d’être plus aisément repéré par les moteurs de recherches, référencements naturels ou SEO (search engine optimization) des sociétés qui recrutent.

Soyez sélectif

L’erreur numéro 1 sur la plupart des CV est l’excès d’informations. Vouloir tout dire est une mauvaise idée qui risque de décourager le recruteur.  Un CV, appelé d’ailleurs « resume » en anglais, se doit d’être très sélectif. Il n’est pas censé être exhaustif.  Inutile donc de répertorier toutes les activités, projets, réalisations, hobbies ou formations suivies.  Ne mentionnez que ce qui est pertinent. De même, plus vous remontez dans le temps, moins vous donnez de détails. 

« Rédiger un CV efficace, c’est aller à l’essentiel ».

Personnalisez

Ne pensez pas que vous pouvez vous en tirer avec un seul CV. Pas nécessaire néanmoins de réinventer la roue à chaque fois.  Vous pouvez avoir un CV de base, qui reprend toutes les informations importantes et votre parcours détaillé. Mais vous devez le modifier pour chaque opportunité.  Renseignez-vous sur l’organisation, son environnement externe, sa culture interne et décortiquez l’offre d’emploi… Ensuite, ajustez vos propos aux besoins, mais aussi langage et style de l’entreprise.

« Ayez un CV adapté à chaque emploi auquel vous postulez »

Partagez les réalisations, pas les responsabilités

Sur la seconde page, vous pourrez détailler votre parcours professionnel de manière plus chronologique, en commençant par l’expérience la plus récente.

L’erreur numéro 2 est de mentionner uniquement les titres de fonctions et les domaines de responsabilités.  80% de ce que vous mentionnez doit concerner vos réalisations, pas vos missions.  Ce qui intéresse votre interlocuteur, c’est que vous ayez transformé ces missions en résultats. Donnez un maximum d’exemples concrets et mesurables (%, €…).  Ceci dit, tout n’est pas quantifiable, mais privilégiez toujours une formulation « orientée résultats ». Ainsi, gérer une équipe de 10 collaborateurs ne dit pas grand-chose.  Parlez plutôt de fidélisation, de taux de promotion, d’atteintes de leurs objectifs….  qui illustrent votre style de management.

« Ce qui intéresse votre interlocuteur est moins vos responsabilités et missions, que votre capacité à les transformer en résultats ».

Facilitez la lecture

Osez un lay-out différent pour vous démarquer. Accentuez le visuel pour une meilleure lisibilité. Il existe des outils en ligne très simples d’utilisation et qui donnent un résultat professionnel   https://www.canva.com/fr_fr/creer/cv/ ou https://cvdesignr.com/fr/. Evitez néanmoins tout excès d’originalité (sauf si vous travaillez dans la pub ou le marketing). Ne surchargez pas avec trop de couleurs ou de pictogrammes en tout genre…  Besoin d’exemples ? https://www.creeruncv.com/exemple-de-cv/gratuit/

Avec ou sans photo ? Avec ! Même si vous y êtes réfractaire, dites-vous qu’en quelques clics vous serez visualisé sur Google (et pas toujours à votre avantage…). De plus, une photo crée déjà une proximité.  Comme toujours, elle doit être professionnelle : visage souriant, fond neutre et tenue de travail.

N’hésitez pas à mettre en « gras » les mots clés. Pourquoi pas surligner en couleur les informations les plus pertinentes dans votre parcours en fonction des attentes du poste.

Pensez aussi à utiliser des hyperliens pour faciliter la vie du recruteur. Par exemple pour le nom de vos précédents employeurs en renvoyant vers leur page entreprise sur LinkedIn.

N’oubliez pas vous relire, et de vous faire relire – deux fois valent mieux qu’une. Au-delà de quelques fautes, vous risquez simplement de ne pas être invité à continuer l’aventure.

CV vidéo ? Oubliez ! Sauf dans le secteur créatif ou s’il est demandé par l’entreprise. 

« Objectif zéro faute d’ortografe ! » 😉

Alignez vos CV et profil LinkedIn

Beaucoup de recruteurs consulteront votre profil LinkedIn. Il est tout aussi important que votre CV. Vous n’en avez pas? Je vous renvoie à un article précédent « Boostez votre profil LinkedIn ».  

Insérez l’hyperlien de votre compte LinkeIn sur votre CV afin que le recruteur puisse y accéder directement.  Il aura une vue rapide de votre parcours et pourra consulter les documents / media que vous y aurez attachés. 

Vérifiez la cohérence des informations mentionnées sur votre CV et votre profil LinkedIn (fonctions, dates…).

Etudiant ou juste diplômé ? 

La logique est identique : sélectionnez ce qui est le plus relevant !

En 2-3 lignes, commencez par décrire qui vous êtes, ce qui vous caractérise et vous distingue, ainsi que ce que vous recherchez. « Actuellement en xxx, je me passionne pour xxx et recherche xxx. »

Mettez en évidence, parmi vos cours, travaux, projets et mémoire, les matières qui se rapprochent le plus du scope de la fonction. N’oubliez pas les conférences, séminaires ou salons auxquels vous avez participé.

Ciblez les compétences recherchées par l’employeur et mettez en avant celles que vous avez pu développer lors de vos stages, programmes d’échanges, jobs étudiant, vie associative, activités sportives, mouvements de jeunesse…  Mentionnez ce que vous y avez appris et réalisé (gestion d’un budget, animation d’équipe, organisation d’évènements…. ). Vérifiez enfin votre identité numérique (image véhiculée sur les réseaux sociaux). Le recruteur va certainement vous « googliser ».  Assurez-vous qu’elle soit cohérente avec vos attentes et ambitions professionnelles.

« Juste diplômé ? Vous avez plus d’expérience que vous ne le pensez ! »

En conclusion, imaginez que vous voyagez en « classe affaires » d’une compagnie aérienne renommée. Ce qui la distingue est le service personnalisé. Pareil pour votre CV : adaptez le au maximum à chaque situation. En retour vous goutterez au plaisir du service premium !

Un dernier conseil : envoyez votre CV en format PDF en non Word, il sera mieux traité par les logiciels de traitement de candidatures et vous êtes certain du layout final.

Vous voici à présent mieux équipé-e pour attirer l’attention des recruteurs grâce à un CV personnalisé et percutant.  Le job de vos rêves est à portée de quelques clics ! 

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A très bientôt !

Jean-Luc

Depuis plus de 25 ans, j’aide de nombreux cadres à déployer leur plein potentiel et de nombreuses sociétés à réaliser leurs ambitions en renforçant leurs équipes dirigeantes

Boostez votre profil LinkedIn !

Attirez l’attention des professionnels et des entreprises !

Le réseautage est un élément-clé dans la réussite d’une carrière. Avec plus de 3 millions d’utilisateurs en Belgique, et 22 millions en France, LinkedIn s’est imposé comme LE réseau social professionnel. Et il n’est pas réservé qu’aux cadres.

Que vous soyez étudiant, jeune diplômé ou déjà dans la vie active, il est un outil puissant pour vous connecter aux autres professionnels et employeurs potentiels. Alors, comment en faire un allié pour démarrer votre carrière sur les chapeaux de roues ou la dynamiser ?

Précision : Cet article se focalise sur les points-clefs pour être repéré par les entreprises.  Vous partez de zéro ? Consultez d’abord la rubrique assistance de LinkedIn. Elle vous donnera toutes les informations pratiques pour créer votre profil.

1. Rendez votre profil attractif

Introduction

Savez-vous qu’un profil arborant une photo est 14 fois plus consulté ? Les consignes sont toujours les mêmes : utilisez une photo professionnelle, pas celle de votre profil Facebook, inutile d’y être accompagné de votre petit chaton (au propre comme au figuré), ou de porter le smoking du mariage de votre tonton… Maître-mot : Donnez envie de travailler avec vous, en inspirant naturellement la sympathie et la confiance.

Pour le titre, si vous êtes déjà en fonction, indiquez le domaine dans lequel vous excellez. Par exemple « Créateur de nouvelles saveurs », plutôt que votre poste actuel et le nom de votre entreprise. On le retrouvera d’ailleurs plus loin dans la rubrique « Expérience ». Si vous êtes à la recherche d’emploi, renseignez le type de poste que vous ambitionnez.  Encore étudiant ? Mentionnez les études que vous suivez : « Etudiant en 1ère Master en kinésithérapie ».

Infos

Ce texte est essentiel mais plus délicat à rédiger.  Il s’agit ici de résumer votre « proposition de valeur ».  C’est-à-dire la valeur ajoutée (ou bénéfices) que vous apportez à vos interlocuteurs (clients, collègues, partenaires…). Elle doit répondre à 3 questions :

  • Quel est votre situation actuelle ? Par exemple : « Après 3 ans d’expérience comme Food Technologist au sein d’un département R&D, je suis actuellement Chef de Projet chez Pasta Italia. » ;
  • Quelle est votre expertise ? « Je me suis spécialisé(e) dans le développement de nouveaux produits alimentaires, particulièrement des plats préparés à base de pâtes… » ;
  • En quoi êtes-vous différent des autres ? « J’ai développé une gamme de produits Vegan… ». Mentionnez ici un projet spécifique ou un client référent.

Uniquement si vous êtes en recherche d’emploi, précisez-y le type de rôle ou projet auquel vous aspirez.  « Je souhaite gérer une équipe de recherche au sein d’une entreprise du secteur agroalimentaire ayant un scope international… » 

Concluez votre résumé par une incitation à l’action : « Contactez-moi volontiers :  xxx.xxx@xxx.com ou +32…. « 

La formulation doit être claire (pour être compréhensible par vos cibles), spécifique (c’est-à-dire pointer vos atouts personnels) et la plus unique possible (ce qui vous distingue de vos camarades de promotion ou collègues). Le texte doit être suffisamment accrocheur pour donner envie de lire la suite, tout en restant naturel et modeste !

Utilisez les termes employés pas vos interlocuteurs-cibles pour être plus facilement repérés par les moteurs de recherches, référencements naturels ou SEO (pour search engine optimization) des sociétés qui recrutent.  Inspirez-vous de la rubrique offres d’emploi de LinkedIn et repérez les mots-clés utilisés dans les annonces qui vous intéressent. Un site tel que Tagcrowd visualise les mots les plus courants d’un texte ou d’une page Web. Dans notre cas par exemple « Food technology, HACCP, NPD (new product development)» , mais aussi les valeurs véhiculées par la culture d’entreprise… 

Attention, seules les 3 premières lignes s’affichent au départ.  Soignez donc la rédaction et placez-y des mots-clés judicieux pour donner envie de cliquer sur le « voir plus ».

Mais encore…

Renseignez un maximum de données dans la rubrique « coordonnées personnelles » pour que les recruteurs puissent vous contacter aisément.  

Renommez l’url de votre profil public afin d’apparaître plus facilement dans les moteurs de recherche : www.linkedin.com/in/prenomnom. Cette option est accessible via l’édition de votre profil : « Modifiez votre URL personnalisée »

Téléchargez enfin votre CV au format PDF dans la rubrique media et/ou une présentation Powerpoint si vous souhaitez vous démarquer.

2. Construisez votre « marque personnelle »

Le produit… c’est vous ! Définissez précisément ce que vous avez « à vendre » : vos connaissances, compétences, expériences, résultats… et à qui : secteurs, type d’entreprises, interlocuteurs…  Ils sont votre public cible.

Faut-il avoir un profil LinkedIn alors qu’on est encore étudiant ? Oui ! Que ce soit pour comprendre le métier auquel vous vous destinez, rechercher des stages ou des informations utiles pour vos cours ou travaux, LinkedIn peut se révéler un outil très précieux. 

A fortiori lorsque vous êtes en dernière année d’études ou fraîchement diplômé, vous pourrez y rechercher un emploi ou des partenaires si vous lancez votre start-up.  Vous aurez ainsi déjà acquis une certaine crédibilité et expertise qui vous permettront d’être perçu comme un professionnel sur le marché du travail. 

3. Créez votre réseau professionnel

Votre réseau de contacts sera un atout formidable pour accéder directement ou indirectement au job de vos rêves.

Attention toutefois : LinkedIn n’est pas Facebook ! Ce réseau demande un degré de formalisme plus élevé. Il ne s’agit ainsi pas d’«amis» mais bien de «contacts professionnels».  Pas question donc de poster vos photos de sorties, blagues ou petites annonces…

Vous pouvez vous abonner à des influenceurs (Bill Gates, Richard Branson…), des entreprises pour suivre leurs actualités et/ou offres d’emploi (en activant des alertes), des écoles, ou des groupes (Alumni, associations professionnelles, experts…).

Rejoindre des groupes est fondamental car ils vous permettent de partager votre expertise avec des pairs.  Certains groupes sont privés (n’hésitez alors pas à leur demander l’autorisation de les rejoindre) mais beaucoup sont publics.

Vous pouvez aussi construire votre réseau personnel en invitant des contacts. Pour cela,  recherchez le nom de la personne et personnalisez toujours votre demande en expliquant pourquoi vous la contactez (demande de conseil, suivre ses publications…). Si vous avez des contacts communs, demandez-leur de vous mettre en relation.  Vous pouvez aussi d’abord commenter ou partager leurs publications pour initier le contact.

4. Publiez du contenu

Comme sur Facebook, vous pouvez publier des posts, mais aussi des articles.  Pour donner envie de les consulter, utilisez des outils de création de visuels professionnels tels que Canva, Adobe Spark ou Infogram. L’aspect visuel est primordial.

Oui mais que partager ? Etre étudiant c’est déjà un métier. Vous pouvez partager une multitude d’informations. Par exemple, vos opinions et avis par rapport à des groupes de travail, des cours marquants, des stages…

Pensez aussi à publier les conclusions de vos travaux / devoirs, d’études de cas, rapports de stage (attention à la confidentialité) ou mémoire.

Vous pouvez également répercuter des informations clés sur les tendances au sein de votre domaine, notamment via Scoop.it. Veillez à y apporter votre touche personnelle en y ajoutant un commentaire ou un résumé, tout en citant vos sources.  Enfin, des quiz, citations ou astuces seront également appréciés.

La formulation du titre de vos posts est essentielle. Elle peut être informative ou incitative. Plutôt que de mentionner une problématique, par exemple « Création d’un profil LinkedIn », préférez « Boostez votre profil LinkedIn !». Beaucoup plus impactant, non ? 😉

Publiez de manière régulière plutôt qu’épisodique.

Comment rédiger ? Le but est d’être lu, pas de se faire plaisir. Privilégiez un langage concis (phases et paragraphes courts), concret (non conceptuel) et avec des hyperliens vers vos sources d’informations.  Maniez l’humour avec précaution. Pensez à poser des questions, susciter des commentaires ou avis et… incitez à partager vos posts.

Enfin, répondez rapidement aux commentaires (positifs comme négatifs), conversez avec votre audience et remerciez vos interlocuteurs.

Conclusion

Il ne suffit donc pas de créer votre profil sur LinkedIn. Il  s’agit de le rendre attractif, de construire votre « marque personnelle », de constituer ensuite un réseau de contacts et de partager vos connaissances et expériences.

De cette manière, vous entrez de plein pied dans le monde professionnel fait de partages, d’échanges et de relations. 

Vous voilà à présent mieux connecté encore au monde du travail.  A vous les opportunités ! D’ores et déjà, plein succès dans votre (future) carrière.

A très bientôt !

Jean-Luc

Depuis plus de 25 ans, j’aide de nombreux cadres à déployer leur plein potentiel et de nombreuses sociétés à réaliser leurs ambitions en renforçant leurs équipes dirigeantes