Parlez-moi de vous !

Mon métier existera-t-il encore dans 5 ans ?

Lorsqu’on parle du futur monde du travail, on évoque souvent la contraction du marché de l’emploi ou encore la disparition de certains métiers, et ce en particulier face au développement des nouvelles technologies, de l’automatisation, de la digitalisation…

Cela peut engendrer chez beaucoup d’entre nous diverses craintes ou peurs à propos de notre avenir professionnel.

Alors que nous vivons des moments plus difficiles sur le front de l’emploi, mon intention ici est de vous présenter une perspective différente, plus positive et constructive pour appréhender et anticiper le futur monde du travail.

Il est important de distinguer trois éléments-clé :

  • l’emploi que nous occupons actuellement (fonction, poste job),
  • dans lequel nous exerçons notre métier (profession),
  • lui-même basé sur nos compétences personnelles.

Emploi

Notre emploi (ou fonction) peut être défini comme le travail dans lequel nous accomplissons différentes tâches pour délivrer un produit ou un service. Outre la description des activités, un contrat prévoit une rémunération en échange du temps que nous y consacrons.

On dira par exemple « Je cherche un emploi dans le secteur bancaire » ou « J’occupe la fonction de chef-comptable dans l’entreprise X ».

En réalité, nous n’avons que peu de contrôle sur notre emploi, à fortiori salarié, car il dépend souvent d’autres acteurs : employeur, clients, situation économique.

Par exemple, le fameux CDI (contrat à durée indéterminée), perçu par beaucoup comme le Saint-Graal à obtenir, est en réalité synonyme de durée « non définie » plutôt que de long terme ou d’emploi à vie. Ce type de contrat donne donc une fausse impression de sécurité d’emploi.

Nous avons plus d’une corde à notre arc, nous sommes beaucoup plus que notre fonction !

Métier

Dans notre emploi, nous mettons en œuvre notre métier (ou profession). Manuel ou intellectuel, notre métier est caractérisé par la connaissance et l’expérience de techniques et pratiques qui nous permettent d’avoir une certaine expertise et maitrise d’une activité. Ainsi nous pouvons être électricien, infirmier, informaticien, avocat…

Notre métier nous procure par ailleurs une reconnaissance sociale. Lorsqu’on nous demande : « Que faites-vous dans la vie ? », ne citons-nous pas souvent notre métier : « Je suis professeur, ingénieur, entrepreneur… ».

Nous pouvons exercer notre métier dans un emploi salarié (sous l’autorité d’un employeur) ou comme indépendant (en étant son propre patron), voire comme bénévole.

Par rapport à notre emploi (fonction), nous maitrisons déjà beaucoup plus notre métier.  Nous pouvons en effet le mettre au service d’autres employeurs en cas de suppression de poste ou de licenciement, ou l’exercer pour notre propre compte.

La question que nous devons néanmoins nous poser ici est : Mon métier va-t-il encore exister dans 5 ou 10 ans ?

En effet, à partir du moment où une technologie, par exemple l’intelligence artificielle, peut effectuer plus rapidement, mieux ou à un moindre coût une partie de nos tâches, notre métier risque de devenir « inadéquat » et ainsi changer ou même disparaître. De même, si notre expertise ne correspond plus à la réalité du monde et devient « périmée », notre métier risque aussi de devenir obsolète.

Nous devons donc réinventer ce qu’il faut entendre par « métier » et passer d’une conception statique (par exemple : « Je suis médecin-radiologue ») à une vision plus contextuelle : « Comment puis-je être complémentaire des nouvelles technologies en imagerie médicale et les utiliser aux mieux pour améliorer la qualité de mes recommandations et de la relation avec mon patient ? ».

En effet, ce sera de plus en plus le contexte professionnel spécifique (mission, projet…), l’environnement (socio-économique, sanitaire, environnemental ou encore technologique) qui détermineront et qui façonnerront nos métiers à l’avenir.

Préparons-nous donc à exercer plusieurs métiers dans notre vie, successivement ou même simultanément !

Compétences

C’est ici que la notion de compétences prend tout son sens. La compétence représente notre aptitude à maîtriser «l’état de l’art» (state of the art) dans une activité et à la mettre en œuvre grâce à notre savoir-être, notre savoir-faire et ainsi que les ressources (hommes/matériel) nécessaires.

Comme nous l’avons vu dans un article précédent « Soft Skills in Hard Times », nos compétences peuvent être divisées en :

  • compétences techniques (hard skills), c’est à dire notre expertise métier / professionnelle constituée de nos savoirs / connaissances et de notre expérience,
  • compétences comportementales (soft skills) c’est à dire nos compétences personnelles (esprit critique, créativité, résolution de problèmes…) et interpersonnelles (communication, collaboration…),
  • sans oublier nos capacités cognitives (capacités de raisonnement).

Nos compétences constituent donc le socle de notre habileté et capacité à exercer notre métier au sein d’emplois ou missions. Dans un contexte déterminé, nos compétences vont se transformer en comportements observables et in fine en performances mesurables.  

Or nous contrôlons beaucoup plus nos compétences que l’évolution de notre métier ou la pérénité de notre emploi. En effet, nos compétences nous sont propres et nous pouvons décider de les développer ou d’en acquérir de nouvelles.

Nous pouvons donc considérer nos compétences comme une boite à outils que nous devons adapter sans cesse pour répondre aux nouvelles réalités.

C’est pourquoi demain plus encore qu’aujourd’hui, il devient de moins en moins pertinent d’avoir une (longue) formation dispensée une fois pour toute en début de carrière.  Au-delà du savoir élémentaire à acquérir pour débuter l’exercice de notre métier, il s’agira beaucoup plus d’apprendre à apprendre pour nous adapter, pour nous réinventer, ou désapprendre et oublier le cas échéant.

Des professeurs d’un nouveau genre nous accompagneront tout au long de notre vie pour nous enseigner les connaissances, mais aussi les compétences, dont nous aurons besoin à un moment déterminé pour remplir tel ou tel nouveau métier, fonction, mission ou projet.

Nos compétences sont comme des muscles, nous pouvons les entretenir et les développer !

Conclusion 

Nous devons dépasser le concept d’employabilité (capacité à être employé) et imaginer comment nous pouvons développer et valoriser au mieux nos compétences dans de nouveaux contextes et environnements.

Focalisons-nous sur nos compétences plus que sur notre emploi actuel ou même notre métier. Nous adopterons ainsi un mindset beaucoup plus positif pour appréhender le futur et surtout nous nous concentrons sur quelque chose que nous maitrisons et pouvons développer.

Mon emploi -> mon métier -> mes compétences

D’un point de vue organisationnel, nous pouvons espérer que :

  • quand ce ne sera plus seulement la performance passée d’un individu qui comptera, mais son potentiel,
  • quand ce ne sera plus seulement son CV qui fera foi, mais sa capacité à mobiliser son mix de compétences pour les appliquer à telle ou telle nouvelle situation,

alors nous pourrons aborder le futur du travail avec beaucoup plus de sérénité et de confiance.

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Beaucoup de succès et à très bientôt !

Jean-Luc

10 étapes clés pour réussir votre intégration dans votre nouveau job !

Vous avez décroché un nouveau job ? Bravo !

A présent, il s’agit de ne pas rater votre entrée en scène.

Alors, premier job ? nouveau poste ? gestion d’équipe ?

Comment mettre toutes les chances de votre côté pour réussir votre intégration ?


Avant tout, s’il s’agit de votre premier job, vous vous demandez probablement :

  • Serais-je capable de faire ce qu’on va me demander ? Serais-je à la hauteur ?
    • Votre futur·e responsable est aussi passé par là. Il/elle sait qu’au-delà de vos connaissances théoriques, vous avez encore beaucoup de choses à apprendre pour les appliquer.
    • Alors pas de stress, vous aurez du temps pour vous habituer à votre nouvel environnement, de comprendre la situation, de vous adapter et d’acquérir les compétences nécessaires. Personne ne vous demandera de délivrer un projet stratégique ou de faire une présentation devant le comité de direction dans les premières semaines.
    • Par contre, dès que vous vous sentez à l’aise avec la matière, faites-le savoir et demandez des challenges à relever.
  • Vais-je être accueilli ou me retrouver seul au milieu de la jungle ?
    • La plupart des entreprises prévoient un planning d’intégration pour vos premiers jours avec toutes les informations nécessaires (aspects règlementaires, modalités pratiques...) et les personnes utiles à rencontrer.
    • Une semaine environ avant votre entrée en service, appelez votre contact interne, souvent au sein du service ressources humaines, si pas votre manager direct. Comme beaucoup télétravaillent pour l’instant, assurez-vous de la présence physique de quelqu’un pour vous accueillir. Confimez l’heure et le lieu précis du rendez-vous (peut-être different du précédent). Profitez-en pour vous renseigner sur le dress code à adopter.
  • Vais-je être encadré ou projeté directement dans l’arène ?
    • Votre manager est responsable de votre bonne intégration et sait qu’il doit libérer du temps pour vous.
    • Il est trop occupé ? Demandez-lui de vous désigner un parrain, par exemple parmi les collègues plus senior de l’équipe.
  • Ne vais-je pas déranger si je pose beaucoup de questions ?
    • Certainement pas. Si une recherche Google ne vous apporte pas les informations suffisantes, n’hésitez surtout pas à vous renseigner auprès de vos collègues ou de votre manager.
    • Si ce n’est pas urgent, notez-les et abordez-les lors de votre prochain échange afin de ne pas les perturber constamment.

De manière plus générale, lors de votre entrée dans un nouveau poste :

1. Laissez-vous du temps !

Votre nouveau job peut être différent sur plusieurs dimensions :

  • Un autre secteur d’activités, d’autres partenaires, d’autres dynamiques...
  • Un changement d’entreprise, une nouvelle culture managériale, d’autres pratiques, ...
  • Une autre fonction ou métier, de nouvelles responsabilités, un nouveau boss, de nouveaux collègues...

Plus vous cumulez de critères, plus vous devez être vigilant lors de votre changement.

  • Attendez-vous à traverser une période de transition de 3 à 6 mois avant d’accéder à une période de “performance”. Tout comme un athlète doit s’entrainer avant une compétition, vous devez vous préparer avant de performer.
  • Il est normal de ressentir une baisse d’énergie et de motivation vers le 3ème mois. C’est à ce moment que l’écart entre l’idée que vous vous faisiez de votre futur job et la réalité sera le plus important. Vous pensez changer de job et/ou revenir à votre emploi précédent ? Évitez toute décision hâtive, accrochez-vous et persévérez ! Votre motivation devrait revenir avec l’arrivée des premiers résultats.
  • Soyez patient et indulgent envers vous-même. Il est normal de ne pas encore avoir toutes les connaissances, et même compétences, pour bien scorer dès le début de votre nouveau poste.
  • Votre priorité doit être de maîtriser votre nouvel environnement, de vous y intégrer et surtout d’apprendre.

2. Observez, soyez curieux !

Si vous être est promu en interne, vous connaissez déjà beaucoup sur les produits, le secteur, les clients, la culture et l’histoire de l’entreprise. Si vous êtes nouveau dans l’entreprise, vous devez comprendre et apprendre tous ces éléments.

  • Dès que vous signez votre contrat, restez attentif·ve à l’actualité de l’entreprise via les réseaux sociaux et la presse : résultats, acquisition, expansion à l’international...
  • Avant votre premier jour, remettez-vous en tête les activités, chiffres clés et valeurs de l’entreprise.
  • Informez-vous aussi sur les codes plus informels tels que dress code, tutoiement ou vouvoiement… Cela vous permettra d’être plus à l’aise le premier jour.
  • Lors de vos premiers jours, soyez curieux, rencontrez différentes personnes et posez un maximum de questions. Elles sont une marque d’intérêt et de motivation. Si l’avis du management est essentiel, complétez-le avec celui de quelqu’un proche du terrain et du client
  • Si l’on vous demande si vous connaissez telle pratique ou technique, répondez “Pas encore” plutôt que “non”. Cela démontrera votre volonté d’en apprendre toujous plus.

3. Prenez un vrai nouveau départ !

Même si vous avez été recruté sur base de vos succès passés et que vos compétences vous ont permis d’arriver là où vous êtes :

  • Considérez votre nouveau poste avec un œil totalement neuf. Remettez les comptes à zéro.
  • Ne cherchez pas à transposer ce qui a marché dans votre ancien poste vers le nouveau. La tentation est toutefois forte de vous réfugier sur ce que vous avez bien fait dans le passé dès les premières difficultés.
  • Evitez aussi à tout prix de comparer ce qui se fait dans votre nouvel environnement avec votre ancien job, rien de plus exaspérant pour les collègues.
  • Les clés que vous avez utilisées pour accéder à votre position actuelle ne vous ouvriront pas d’office les prochaines portes.

“Pour ouvrir de nouvelles portes, vous devez acquérir de nouvelles clefs !”

4. Obtenez des victoires rapides !

Le succès dans votre nouveau poste se mesure certes sur les résultats atteints sur le moyen-long terme. Mais vous aurez besoin d’un petit coup de pouce au début pour initier un cercle vertueux d’énergie positive et de créativité propice au changement.

  • Identifiez rapidement des projets importants qui vous amèneront des victoires faciles et visibles (quick wins) pour construire votre crédibilité.
  • Identifiez dans le service des opportunités d’amélioration faciles à mettre en œuvre pour obtenir des gains financiers ou opérationnels en cohérence avec les objectifs sur le moyen et long terme.

Ces premières victoires ont un double-objectif : améliorer la performance de l’organisation et montrer votre capacité d’impact.

5. Définissez vos indicateurs de réussite !

Une relation de qualité et de confiance avec votre propre manager est essentielle à votre réussite. Suivant la situation et le style de chacun :

  • Fixez avec lui la feuille de route des premiers mois en convenant des objectifs à atteindre, des délais à respecter, des moyens à votre disposition et de votre niveau d’autonomie pour réaliser vos objectifs.
  • Envisagez votre travail comme une succession de projets plutôt que de tâches. Ne vous cantonnez pas à votre fiche de poste (si vous en avez reçu une). C’est en effet souvent une vision administrative et limitative de votre job.
  • Proposez à votre manager des contacts réguliers s’il ne le fait pas d’initiative, si possible hebdomadaires.
  • Demandez-lui du feedback sur vos réussites mais aussi vos points d’amélioration.
  • Proposez-lui spontanément votre aide pour remplir ses propres objectifs et responsabilités.
  • Votre manager vous donnera peut-être un projet qui vous fera sortir de votre zone de confort. Considérez-le comme un défi et acceptez-le ! Même si vous ne vous sentez pas encore très à l’aise, demandez ensuite l’aide autour de vous. Attention toutefois à ne pas vous laisser envahir, il ne s’agit pas d’accepter tout et n’importe quoi mais de démontrer votre valeur.

“Si quelqu’un vous offre une opportunité incroyable mais que vous n’êtes pas sûr de pouvoir le faire, dites oui – alors apprenez comment le faire plus tard !” Richard Branson

6. Créez du lien !

La qualité de vos relations interpersonnelles est tout aussi essentielle que celle avec votre manager. Alors investissez dans votre nouveau réseau !

  • Initiez un maximum de contacts avec vos collègues. Que ce soit au niveau formel lors des réunions de projet ou de manière plus informelle. Par exemple, venez un peu plus tôt le matin pour pouvoir discuter en petit comité autour d’un café, réservez votre pause de midi pour un lunch contact, participez à certains afterworks, ...
  • Identifiez les réseaux plus informels au sein de l’entreprise et intégrez ceux qui vous seront utiles. Fréquentez pour cela la machine à café aux pauses et les moments avant, ou après, les réunions officielles.
  • Rendez service aux gens, avec de petites attentions telles qu’une information, un article, un petit coup de main, ...
  • Mémorisez rapidement les prénoms de vos collègues et trouvez-vous des points communs avec eux/elles.

“Si tu veux aller vite, marche seul mais si tu veux aller loin, marchons ensemble”  Proverbe africain.

7. Gardez un bon équilibre personnel et professionnel !

Une transition est toujours un moment de doute et de solitude à cause des incertitudes liées à un futur inconnu. Au début, vous allez devoir faire face en même temps à des challenges professionnels tels que nous les avons vu dans les points précédents mais aussi à des challenges personnels (nouveaux trajets, horaires différents, fatigue plus forte...).

  • Assurez-vous donc de pouvoir vous reposer sur un environnement personnel solide et rassurant, en particulier dans les premiers temps.
  • Identifiez certaines personnes, dans l’entreprise ou en dehors, sur qui vous pourriez compter pour vous aider à prendre du recul et à partager vos réflexions, par exemple un mentor, un ami proche ou un coach. Cela vous évitera de vous isoler, de prendre de mauvaises décisions ou de rentrer dans un cercle vicieux de stress et d’échecs.

Si vous êtes responsable d’équipe ou de projets, vous devez aussi tenir compte des points suivants :

8. Alignez l’organisation et votre approche !

Plus vous êtes haut placé dans l’organisation, plus vous devez vous assurer que la stratégie, la culture, la structure, les systèmes et les compétences sont alignés.

  • La stratégie est l’approche choisie par l’organisation pour obtenir des résultats.
  • La structure c’est la manière dont les personnes sont organisées et comment leur travail est coordonné.
  • Les systèmes sont les processus de travail en place : commande client, achat de matériel, fabrication d’un produit, recrutement d’un collaborateur...
  • Les compétences sont les capacités des différentes personnes de l’organisation (talents, expérience...)
  • La culture recouvre les valeurs et les règles qui influent officiellement ou officieusement sur le comportement des collaborateurs.

Une de vos tâches sera d’identifier des incohérences entre ces éléments et d’établir un plan pour réajuster au mieux.

9. Construisez votre équipe !

Très souvent, un manager ne construit pas une équipe à partir de zéro. Il hérite d’une équipe et sa première priorité sera que l’équipe reste performante pendant la période de transition.

  • Ne modifiez pas l’équipe tant que la vision et les objectifs ne sont pas clairs.
  • Avant tout changement, jaugez chaque membre de l’équipe par rapport aux critères suivants : compétences, jugement, motivateurs, implication, relations avec les différents interlocuteurs et confiance.
  • Ensuite évaluez comment l’équipe collabore en tant que groupe.
  • Echangez un maximum avec votre équipe. Ecoutez, écoutez et... écoutez ! Vous aurez surement beaucoup à apprendre de leur expérience. Vous contribuerez ainsi à établir une bonne relation de confiance qui aidera à l’implémentation des changements futurs.

“Un capitaine ne peut changer en même temps la destination, l’itinéraire et le navire. Ce n’est que lorsque la destination et l’itinéraire sont connus qu’il peut équiper le navire en conséquence”  Michael Watkins

10. Trouvez des alliés !

Pour faire avancer vos projets ou faire adhérer à vos idées, vous devrez développer des alliances afin de rentrer dans un cercle vertueux qui vous permettra d’avoir des succès rapides et durables.

  • Faites une cartographie des principaux acteurs : alliés (traditionnellement 15% de votre population), déchirés / hésitants (35%), les indifférents (35%) et opposants (15%).
  • Repérez vos alliés et bichonnez les ! Ils sont certes déjà convaincus mais peuvent vous aider à en convaincre d’autres. Qui sont vos alliés ayant le pouvoir de changer les choses ou d’influencer des décideurs ?
  • Concentrez-vous aussi sur les déchirés / hésitants afin de les faire basculer en votre faveur en les rassurant, en éliminant leurs craintes et réduisant leurs objections.
  • Ne perdez pas trop de temps et d’énergie avec les indifférents et surtout pas les opposants.

 

Voilà, j’espère que ces quelques conseils personnels vous permettront de vous intégrer au mieux dans votre nouveau job.

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Très impatient de lire vos commentaires ci-après et d’échanger avec vous.

Vous souhaitez en savoir plus ? Je vous conseille l’ouvrage : « The first 90 days » de Michael Watkins, professeur à la Harvard Business School.

Beaucoup de succès et à très bientôt !

Jean-Luc

Gérer au mieux son entretien axé sur les compétences !

Au cours du processus de recrutement, ou dans le cadre d’un assessment center, vous pouvez être invité à un entretien spécifique dit “orienté sur les compétences”.

De quoi s’agit-il ?  Comment l’aborder au mieux ?

Quel est le but de cet entretien ?

Ici, le parcours professionnel n’est plus abordé. L’entretien se focalise sur vos compétences comportementales (et pas techniques).  Je vous renvoie d’ailleurs à l’article parlant des soft skills.

Notons qu’il peut consister en un entretien à part entière, postérieur à l’entretien biographique ou se faire en seconde partie de celui-ci. Autant vous y préparer donc, même si vous êtes convié à un “simple” entretien.

Comment se déroule l’entretien ?

Il vous est demandé de démontrer vos compétences au moyen de questions portant sur des situations personnelles vécues, donc passées.

Les questions sont souvent tournées de la sorte :  Donnez-moi un exemple de situation où 

  • vous avez pris la direction d’un groupe pour accomplir une certaine mission;
  • vous avez été en conflit avec quelqu’un;
  • vous rencontré de fortes difficultés pour parvenir à vos fins;
  • vous avez ressenti un stress important...

L’interviewer poursuit souvent en utilisant la méthode dite “STAR”. C’est une structure de questionnement qui suit la logique suivante :

  • S pour Situation : dans quel contexte ou environnement cela s’est-il produit ?
  • T pour Tâche : quel était votre rôle personnel ou mission spécifique ?
  • A pour Action : qu’avez-vous initié comme action(s), pris comme décision ?
  • R pour Résultat : quels ont été les résultats observés ou atteints ?

Comment préparer au mieux l’entretien ?

A priori, l’interviewer se base sur les compétences clés demandées pour le poste. A vous donc de les repérer dans l’annonce. Le site web de l’entreprise mentionne aussi parfois des compétences qui sont appréciées de manière générale.

En général, le recruteur n’en abordera que quelques-unes (5-6 max. le plus souvent). Fort à parier donc qu’il/elle se focalisera sur les compétences essentielles. Libre à vous donc d’y réfléchir à tête reposée au préalable pour ne pas être pris au dépourvu le jour même.  Entrainez-vous !

Favorisez des contextes les plus proches possible de la fonction postulée. Pas très pertinent de retourner à votre prime enfance. Privilégiez des projets récents issus de vos travaux, stages, job étudiants, activités extra-scolaires...

Nous avons tendance à retenir les situations qui nous sont favorables. C’est bien naturel. Pour chaque compétence, je vous invite toutefois à préparer des cas où vos efforts n’ont pas été couronnés de succès. Mettez-alors en avant comment vous avez traité les obstacles et ce que vous en avez appris.

Comment gérer au mieux l’entretien ?

Ecoutez attentivement la question et assurez-vous d’avoir bien compris la compétence dont il/elle veut aborder. Par exemple : “Vous aimeriez donc que je vous parle d’une situation où j’ai fait preuve de créativité, d’empathie, d’esprit d’équipe, de capacité de décision...”

Soyez le plus spécifique et factuel possible, donnez des détails utiles, si possible des chiffres. Cela permettra au recruteur de s’immerger dans votre récit. Rendez celui-ci vivant, pitchez !

Au-delà de l’histoire, mettez en évidence les compétences spécifiques qui vous ont permis d’obtenir ces résultats.

Ne tirez pas non plus toute la couverture à vous. Parlez aussi des personnes qui vous ont aidées à réussir. Mieux vaut une collaboration efficace qu’un one wo·man show présomptueux.

Voilà, j’espère que ces quelques conseils personnels vous permettront d’aborder au mieux votre prochain entretien orienté compétences.

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Beaucoup de succès et à très bientôt !

Jean-Luc

10 astuces pour optimiser votre prochain entretien vidéo ! (Vidéo)

Les portes sont-elles fermées pour les « diplômés COVID » ? (Vidéo)

Présentation

Réussir au mieux son exercice d’analyse et présentation !

Vous voici invité·e à un Assessment Center et le premier exercice est intitulé “Analyse et Présentation”.
Comment l’aborder au mieux ?

Quel est le but de l’exercice ?

Il vise surtout à évaluer vos aptitudes d’analyse, d’organisation, de collaboration et de persuasion.
Il prend souvent la forme d’une étude de cas, où vous devez analyser une situation déterminée, définir un plan d’action, souvent pour résoudre des problèmes et/ou améliorer la situation, et enfin présenter oralement vos recommandations.
L’expertise ne joue aucun rôle, vous êtes plongé dans un environnement général “fictif”. Il n’y a donc pas nécessairement de lien avec votre futur environnement de travail.
Par contre, le rôle qui vous est attribué est le plus souvent fonction de votre futur scope de responsabilités, par exemple, spécialiste, chef de projet, chef de service, directeur de département, directeur général...).

Comment se déroule l’exercice ?

D’abord, vous avez accès à des documents, au format papier ou digital. Ils décrivent la situation actuelle et vous donnent les consignes de votre mission.
Vous avez ensuite un temps de préparation, environ une heure dans la plupart des cas, pour prendre connaissance du dossier et préparer votre présentation.
Enfin, vous présentez vos recommandations durant 10 à 15’ à un “assesseur”, qui représente à priori votre manager direct.  S’en suit souvent une discussion sur vos propositions (de 10 à 15' également).

La préparation : à quoi être attentif ?

  • Première chose : lisez (et relisez) votre mission. Qu’est-il précisément attendu de vous ?
  • Ensuite, commencez à travailler de manière méthodique et structurez votre analyse.
  • Considérez tant la situation actuelle (as is) que la situation future (to be) que vous souhaitez atteindre. La différence entre ces deux états constitue votre “terrain de jeu”.
  • Le temps est limité, allez rapidement à l’essentiel. Vous n’aurez pas la possibilité de tout analyser dans les moindres détails.
  • Autant d’emblée adopter une vue globale en repérant les éléments clés et en identifiant les principaux enjeux. Vous pouvez d’ailleurs les noter directement sur vos slides afin d’avoir un premier canevas de votre présentation.
  • Distinguez les éléments importants et urgents.
  • Il peut être judicieux aussi de faire une analyse “SWOT” reprenant les points forts / faibles de la situation actuelle et les opportunités / risques vis-à-vis de la situation future.
  • Ne confondez pas vitesse et précipitation en tirant des conclusions hâtives. Envisagez la situation sous différents angles : stratégique - opérationnel, court-terme - long-terme, humain - budgétaire, interne - externe...
  • Pensez à différentes alternatives possibles, avec leurs atouts et faiblesses, avant de vous prononcer définitivement. Ne restez pas dans l’incertitude ou le flou : tranchez.
  • Comme dans la vie réelle, il n’y a pas de solution unique à trouver, encore moins de solution miracle. Mais certaines sont plus pertinentes et cohérentes que d’autres.
  • Dès que vous avez choisi votre approche, il vous reste deux points importants à développer :
    • Votre feuille de route, sous forme d’un plan d’action, qui vous mènera de la situation actuelle à la situation future et aux objectifs que vous vous fixez. S’agissant souvent d’un travail d’équipe, précisez bien le qui, fait quoi, et pour quand. Privilégiez une approche transversale et multidisciplinaire.
    • Votre argumentaire pour convaincre votre interlocuteur de la pertinence de vos propositions et l’inciter à prendre action dans le sens que vous souhaitez.
Jetez régulièrement un œil sur le minuteur et laissez-vous quelques minutes pour vous remettre votre plan en tête avant la présentation.

La présentation : comment augmenter votre impact ?

  • Dites-vous que le but de la présentation est moins d’expliquer votre point de vue que d’en convaincre votre interlocuteur.
  • Pour plus de clarté, structurez votre intervention selon le triptyque classique : introduction - développement - conclusion.
  • Soignez votre introduction, présentez-vous brièvement, annoncez le sujet et l’agenda de la réunion.
  • Ensuite, développez votre argumentaire :
    • Donnez du sens à votre projet (pourquoi).
    • Présentez succinctement votre analyse de la situation actuelle (as is) et ses enjeux.
    • Précisez votre ambition et les objectifs que vous souhaitez atteindre (to be). Décrivez vos objectifs comme vous le feriez pour votre destination de vacances. Il faut que votre interlocuteur puisse la visualiser, un peu comme avec une carte postale.
    • Déclinez les principales phases de votre plan d’action (comment) avec les personnes que vous impliquez et les ressources nécessaires (humaines, budgétaire, temps...).
  • Pour conclure, faites la synthèse des points clés de votre proposition et prévoyez une incitation concrète à l’action, c’est à dire ce que vous attendez concrètement de votre interlocuteur. Remerciez-le pour son attention.
Ici aussi gardez un œil sur le minuteur durant votre présentation pour respecter le temps imparti.

Le but de la présentation est moins d’expliquer votre point de vue que d’en convaincre votre interlocuteur.

La séance de questions / réponses : stimulez le dialogue !

Dans la discussion qui va suivre, votre interlocuteur va vous poser différentes questions pour vous permettre de clarifier certains points.
  • Considérez ses questions comme des perches qu’il vous tend et des opportunités supplémentaires de marquer des points plutôt que comme des objections. Évitez d’être sur la défensive, soyez ouvert à ses arguments, intégrez ceux qui vous semblent pertinents et rebondissez de manière souple.
  • S’il vous challenge, réfléchissez avec lui/elle plutôt que de vous braquer... ou de vous liquéfier. Ecoutez, envisagez sa proposition comme une alternative possible, posez des questions en retour, mettez en évidence les avantages et inconvénients, avant d’affiner et/ou confirmer votre position.
  • Derniers conseils : impliquez-vous au maximum dans la situation et prenez votre rôle à cœur, vous serez d’autant plus crédible et convaincant.

Un cas spécifique : l’exercice de groupe

Si vous êtes fraîchement diplômé·e ou que cela se passe en interne dans votre société, il se peut que l’exercice se fasse en groupe.
La dynamique est identique, toutefois l’analyse se fait collectivement et la présentation pend la forme d’une discussion sur les solutions envisagées. Plusieurs assesseurs vous observent tant durant la préparation que la discussion finale.
  • Soyez ici attentif à toutes les informations échangées, écoutez autant que vous ne vous exprimez.
  • Ne cherchez pas absolument à vous imposer comme le meneur. Assurez-vous plutôt de faire avancer la discussion, d’être certes force de proposition mais aussi de stimuler les autres à exprimer leur point de vue.
  • En fonction de votre nature, contribuez à la recherche de solutions et essayez d’apporter un plus dans la dynamique du groupe.
Voilà, j’espère que ces quelques conseils vous permettront d’aborder au mieux votre prochain exercice d’analyse et présentation.

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Beaucoup de succès et à très bientôt!
Jean-Luc

Réussir au mieux son jeu de rôle managérial !

Dans le programme de votre Assessment Center apparait soudain un “Jeu de rôle”.

Cela provoque chez vous un léger vent de panique ?

Voyons ensemble comment aborder au mieux cet exercice, qui peut d’ailleurs se révéler très amusant !

Quel est le but de cet exercice ?

Il vise surtout à évaluer votre capacité à diriger, motiver, coacher et souder une équipe.

L’exercice prend la forme d’une étude de cas fictive, où vous devez préparer un entretien avec un·e futur·e collaborateur·trice.

L‘environnement (secteur) dans lequel vous êtes plongé·e n’est pas nécessairement identique à votre futur contexte de travail. Cela n’a pas vraiment d’importance vu que l’expertise technique n'intervient pas.

Par contre, le rôle qui vous est attribué est le plus souvent fonction de votre futur scope de responsabilités, par exemple chef de projet, chef de service, directeur de département, directeur général...).

Comment se déroule l’exercice ?

D’abord, vous avez accès à des documents, au format papier ou digital. Ils décrivent la situation actuelle et vous donnent les consignes de votre mission.

Vous disposez d’environ 30’ dans la plupart des cas, pour prendre connaissance du dossier et préparer votre entretien qui durera aussi environ 30’. Le rôle de votre collaborateur sera joué par un “assesseur”.

Enfin, après l’entretien, vous devez parfois rédiger une note de synthèse dans laquelle vous faites vos recommandations à votre manager pour résoudre les problèmes et améliorer la situation (30’ également).

Comment gérer au mieux l’entretien ?

Attitude générale

  • Soyez vous-même. Ne singez surtout pas le comportement de quelqu’un d’autre. Ne sur-jouez pas
  • Gardez le contact visuel avec votre interlocuteur
  • Ne restez pas figé sur vos notes, faites preuve de suffisamment d’ouverture et de flexibilité. Il n’y a pas une bonne solution à trouver.
  • Soyez à l’écoute, posez des questions ouvertes.

Préparation

  • Lisez (et relisez) votre mission. Qu’est-il précisément attendu de vous ?
  • Privilégiez une approche neutre et factuelle. Prenez aussi en compte les sentiments et émotions.
  • Le temps est limité, allez rapidement à l’essentiel. Vous n’aurez pas la possibilité de tout analyser dans les moindres détails.
  • Adoptez d’emblée une vue globale en repérant les éléments clés et en identifiant les principaux enjeux.

Introduction : Formulez objectivement le problème

  • Mettez votre interlocuteur à l’aise, brisez la glace par quelques mots de bienvenue et de courtoisie.
  • Présentez-vous brièvement. Annoncez clairement l’objectif de l’entrevue et vos attentes.
  • Apprenez à connaitre votre interlocuteur·trice, ses besoins et motivateurs.
  • Présentez de manière factuelle et neutre les éléments clés en votre possession.

Discussion : Recherchez un consensus fort

  • Demandez le point de vue de votre interlocuteur·trice. Ecoutez le·la et montrez-vous ouvert·e.
  • Plutôt que d’imposer votre solution, testez la faisabilité de différentes possibilités.
  • Impliquez votre collaborateur·trice et incitez-le·la à proposer aussi des pistes de solutions.
  • Essayez de dégager un consensus qui réponde à votre objectif global tout en intégrant les souhaits de votre collaborateur·trice.
  • Validez ces dernières avec lui·elle. Assurez-vous d’obtenir son engagement explicite.
  • Proposez-lui votre aide et soutien dans leur mise en œuvre.

Conclusion : Planifiez la mise en oeuvre

  • Convenez des critères de succès et les principales modalités.
  • Discutez de l'implémentation concrète des étapes. Fixez déjà un premier rendez-vous de suivi.
  • Félicitez-vous d’avoir atteint l’objectif et remerciez-le·la pour son engagement.

Rapport

  • Ne faites pas un rappel de l'historique de la situation (style procès-verbal). Ce sont vos idées qui comptent.
  • Privilégiez les solutions concrètes et constructives.
  • Synthétisez les objectifs convenus et les principales étapes.
  • Assurez votre manager de votre engagement personnel.

Voilà, j’espère que ces quelques conseils personnels vous permettront d’aborder au mieux votre prochain jeu de rôle managérial.

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Jean-Luc

Que répondre à la question « Parlez-moi de vous » ?

Nous l’avons vu dans un précédent article, l’une des questions les plus souvent posée en début d’entretien d’embauche est “Alors, parlez-moi un peu de vous !
Comment répondre au mieux à cette question ? Dois-je raconter ma vie ? Évoquer mon parcours académique et professionnel ? Partager mes loisirs et passions ?
Même si au premier abord cette question semble plus simple qu’une explication technique ou qu’une demande d’exemple concret, ne la prenez surtout pas à la légère. Ce n’est pas une invitation à parler de tout et de rien de manière débridée.
Cette question à priori sans but précis en possède bien un en réalité. Lequel ? La question que se pose votre futur employeur à ce moment est : Peut-il·elle répondre aux besoins de ce poste?et surtout pas Je veux tout savoir lui·elle”.
Mais comment passer de la question générale de l’intervieweur à une réponse ciblée sur ce point ?

Vous êtes plus que votre “bio”

Grâce à votre CV, votre interlocuteur connaît déjà vos antécédents professionnels. Rappeler votre situation et vous lancer dans un long monologue sur votre parcours est donc inutile. Mais la plupart des candidats le font pourtant...

Il est beaucoup plus utile d’établir des correspondances entre votre profil et le poste ambitionné. Surtout pas de raconter votre vie ou prouver des qualifications. D’ailleurs si vous n’étiez pas un minimum qualifié, vous ne seriez pas là.

Comment vous y prendre ? Imaginez que vous passiez une audition pour The Voice, Belgium's Got Talent ou une pièce de théâtre. Allez-vous leur raconter votre vie en détails ? Aucun intérêt. Par contre, vous allez montrer un extrait de votre talent pour tenter de leur prouver que pouvez tenir ce rôle. Car vous le savez fort bien, en vous écoutant ils cherchent à vous imaginer dans le rôle... et à savoir s’ils vont vous l’attribuer.
Alors ici non plus ce n'est vraiment pas le moment de mentionner des informations personnelles sur votre vie, votre famille, vos vacances récentes et votre sport favori. Cela peut très bien venir plus tard, à la fin de l'entrevue. Pour l'instant, profitez au maximum de ce moment pour faire une bonne première impression.
Concrètement, je vous recommande de procéder en trois étapes.
1. Tout d'abord, identifiez ce dont l'organisation a spécifiquement besoin dans ce poste.
2. Ensuite personnalisez votre réponse pour vous positionner comme la meilleure personne pour répondre à ce besoin.
3. Enfin, entraînez-vous !

1. Identifiez le besoin

Comment identifier les besoins de l’organisation ? Examinez l’offre d’emploi ou la description du poste comme une carte aux trésors pour en extraire les secrets. Des expressions telles que «indispensable» ou «must» parlent d’elles-mêmes. Alors mettez-les en évidence dans votre présentation.
Les éléments situés plus bas dans la liste ou étiquetés «de préférence» ou «souhaitable» sont certes plus secondaires, mais néanmoins intéressants à évoquer si vous les possédez.
Notez que certaines de vos compétences peuvent correspondre à point bien précis du profil ou des responsabilités, même si vous n’avez pas encore occupé ce type de poste. Ne vous laissez-pas démonter par “Donc vous n’avez encore jamais été Product Manager” mais montrez que vous avez déjà fait des analyses de marché, géré des projets, traité des retours clients...
Souvent vous n’aurez pas l’expérience idéale souhaitée. Qu’à cela ne tienne, efforcez-vous de mettre en évidence vos projets les plus proches ou les compétences les plus transférables à ce nouvel environnement. Même si la fonction que vous occupez porte un autre nom, expliquez comment vos compétences actuelles sont compatibles avec l’offre d'emploi.
Ensuite, consultez le site Web de l'organisation, cliquez sur «À propos» et informez-vous sur sa culture d'entreprise et ses valeurs fondamentales. Parle-t-on principalement de retour sur investissement pour les actionnaires ? De servir le client ? De soutenir les collaborateurs ou de promouvoir l'équilibre travail / vie privée ?
En tirant parti de ces deux sources (annonce/descriptif de fonction et site internet), notez les 3 à 5 attributs personnels qu'ils recherchent le plus. Recherchez y des qualités telles que «esprit d'équipe» ou «intérêt pour les soins de santé», plutôt que des qualifications comme un MBA ou «cinq ans dans un domaine similaire”.
Utilisez ces informations pour compléter la phrase suivante : «Ils recherchent quelqu'un qui…» et écrivez-le dans votre préparation.

2. Répondez au besoin

Maintenant, changez légèrement le libellé en «Je suis quelqu'un qui ... » ou «Au travail, mon approche est ... »
Choisissez l’une ou l’autre histoire de votre vie professionnelle qui illustre que vous répondez à ce besoin particulier, de préférence dans un environnement/contexte proche de celui de l'entreprise dans laquelle vous postulez.

3. Entrainez-vous

Rassemblez ces deux éléments – votre «Je suis quelqu'un qui…» et votre histoire - et entraînez-vous à les dire à voix haute. Vous serez tenté de marmonner la réponse, mais ne succombez pas à la facilité. La pratique à haute voix est essentielle car l’entretien n'est pas un exercice mental mais physique : vous avez donc besoin de votre esprit et de votre bouche et de les faire travailler de concert afin de transmettre au mieux votre idée.
Testons cela dans un scénario fictif : vous postulez pour un poste de supervision du service client pour un grand câblodistributeur appelé BELNET. Vous avez découvert sur le site Web de BELNET qu'un excellent service client est une caractéristique de leur marque et que le «soutien» est l'une de leurs valeurs fondamentales. Dans la description de poste, vous avez aussi repéré que «de solides compétences en communication» étaient fortement appréciées.
Le jour de l'entretien, vous vous asseyez et à un moment donné, on vous demande : "Parlez moi de vous !"
A présent, vous savez à quoi ressemble une réponse optimale :
“J'ai toujours été une personne orientée vers les autres. Déjà à l'école, j'étais plus heureux de parler et d'écouter des gens - même des étrangers - surtout si je pouvais les soutenir d'une manière ou d'une autre. Par la suite, j’ai travaillé comme étudiant où je devais conseiller des clients dans un centre commercial à propos d’abonnements d’énergie 100% verte... J’ai aussi fait un stage dans le call center d’un opérateur télécoms où je devais répondre à des clients qui avaient des soucis avec leurs téléphones portables... C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles j’admire vraiment la façon dont BELNET traite ses clients avec respect et bienveillance. Comme vous le voyez mon objectif a toujours été de combiner ma volonté d'aider les autres avec ma passion pour la relation client”.
La raison principale pour laquelle une réponse comme celle-ci est idéale est que vous avez mis en correspondance qui vous êtes et votre histoire personnelle avec la marque et le besoin principal de l'entreprise, tout en répondant directement à la question.
Vous voici à présent mieux à même d’articuler les besoins de l’organisation et votre histoire personnelle. Observez les yeux écarquillés de vos interlocuteurs. Vous avez marqué des points et vous vous êtes placé au dessus de nombreux autres candidats. Pourquoi ? Parce que, contrairement à eux, vous ne leur avez pas simplement parlé de vous, vous avez souligné pourquoi vous êtes intéressant pour eux et donc pourquoi ils devraient vous engager !

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Jean-Luc

Soft skills in hard times!

A l’ère de l’I.A., les soft skills sont-elles l’avenir de l’Homme ?”

A l’heure où nos compétences techniques et cognitives sont de plus en plus challengées par des “machines” de tous acabits (automatisation, digitalisation, intelligence artificielle…), les soft skills permettront-elles à l’Homme de trouver sa place aux côtés des robots ?

Comment définir les soft skills ?

Vous connaissez fort probablement le triptyque classique des savoirs :
  • Savoir (connaissances)
  • Savoir-faire (appliquer les connaissances)
  • Savoir-être (comportements).
Les soft skills s’inscrivent surtout dans ce 3ème volet. Elles représentent les compétences plus comportementales et sont ainsi complémentaires aux “hard” skills qui comprennent les connaissances et l’expertise technique/professionnelle.

Quelles sont les principales catégories de soft skills ?

Dans son “modèle 5+1”©, le consultant en RH Hudson propose une classification des soft skills en 5 catégories (le +1 étant l’expertise technique) :
  • Gérer l’information : la première chose à laquelle je vais m’atteler en débutant un nouveau projet par exemple, c’est de bien comprendre la situation actuelle en l’analysant (qui fait quoi, éléments principaux, forces, faiblesses…) mais aussi la situation future souhaitée, en identifiant les objectifs, enjeux, opportunités, risques… Cette première catégorie va donc me permettre d’avoir une bonne vision de la situation.
  • Gérer les tâches : “Comprendre c’est bien, agir c’est encore mieux”. Pour combler l’écart entre la situation actuelle (As is) et souhaitée (To be), je vais devoir passer à l’action, par exemple en décidant, en fixant les priorités, en initiant des actions et en gérant les ressources à ma disposition. Il s’agit le plus souvent du temps (planning), du budget (financier) ou d’autres ressources (techniques, expertise…). En bref, je vais devoir faire preuve d’organisation, que ce soit pour moi-même ou dans un rôle de chef de projets.
  • Gérer des collaborateurs : Il se peut que je bénéficie du support d’autres personnes pour m’aider, dans le cadre d’une équipe projet (temporaire) ou d’un service (permanent) que je dirige. Je devrai donc aussi consacrer une attention particulière à mes collaborateurs pour les guider, encourager, soutenir, développer… On parle souvent de “People Management” ou d’impact sur une équipe.
  • Gérer les relations interpersonnelles : pour réaliser mes projets et objectifs, je vais devoir interagir avec les autres : communiquer, collaborer, convaincre, développer des relations… Bref, me connecter aux autres.
  • Se gérer soi-même : enfin, je ne dois pas oublier de mobiliser des qualités plus personnelles : ma discipline personnelle, ma détermination, ma flexibilité, la gestion de mes émotions, ma résistance au stress, mon orientation résultats… en bref ce qui constitue mon drive personnel.

Quelles soft skills pour réussir au 21ème siècle ?

L’on qualifie régulièrement l’environnement actuel par l’acronyme anglais VUCA : volatile, incertain (Uncertain), complexe et l’ambigu.
Pour l’appréhender au mieux, 4 compétences sont souvent citées comme essentielles, ce sont les fameux “4C” : créativité, pensée critique, communication et coopération.
Récemment LinkedIn a publié les 5 compétences comportementales les plus recherchées par les employeurs en 2020. Il s’agit bien entendu d’un classement général. Il est basé sur les compétences qui apparaissent le plus souvent sur les profils affichant les taux de recrutement les plus élevés.
  • Créativité : les entreprises recherchent des personnes capables d’aborder les situations sous différents angles, de sortir du cadre ou des sentiers battus, de faire preuve d’originalité.
  • Persuasion : plus que de communiquer vos idées, vous devez être capable d’influencer et de convaincre vos interlocuteurs, leur montrer qu’ils ont tout à gagner à se ranger derrière vos propositions.
  • Esprit d’équipe : la coopération est essentielle dans le milieu professionel. C’est bien connu, ensemble on est plus fort, une personne seule ne peut jamais rivaliser avec une équipe aux rouages bien huilés.
  • Adaptabilité : “Rien n’est constant, si ce n’est le changement”. Pour vous démarquer en 2020, il est plus que jamais important d’adopter un état d’esprit ouvert, une attitude positive envers ce qui est nouveau et d’apprendre sans cesse afin de s’adapter aux situations les plus diverses.
  • Intelligence émotionnelle : la capacité à reconnaître, comprendre et maîtriser ses propres émotions et à composer avec les émotions des autres est essentielle dans vos interactions.
J’y ajouterai personnellement deux autres particulièrement utiles dans un contexte de transformation :
  • Vision globale : aptitude à voir plus large et plus loin
  • Agilité : capacité à agir pro-activement et à vite rebondir sur la balle).

Comment sont mesurées les soft skills ?

En fonction de son niveau de responsabilité et de son environnement, chaque fonction va demander une combinaison spécifique, un cocktail particulier, de compétences.
L’entreprise va donc les identifier et les formaliser dans un profil de compétences qui reprendra la définition précise de chaque compétence (une dizaine en général) ainsi que des indicateurs de comportements.
Ces indicateurs de comportement décrivent la manière dont la compétence va pouvoir s’exprimer dans un job spécifique. Par exemple :
  • Compétence : “S’organiser”
  • Indicateurs de comportements : “Établit une liste des priorités, structure la réalisation des activités, veille à ce que les tâches soient systématiquement achevées à temps…”.
Au cours du processus de recrutement, il sera ainsi plus aisé pour l’entreprise d’investiguer ces compétences lors des entretiens, tests de personnalités ou mises en situation lors de l’Assessment Center. Libre à vous bien entendu de préparer des exemples de situations que vous avez vécues et où vous avez pu mettre en application ces compétences demandées pour le poste.
Vous voilà j’espère un peu mieux informé·e·s sur les soft skills appréciées sur le marché de l’emploi.

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Jean-Luc
Distinguez-vous !

Les 5 questions les plus souvent posées en entretien d’embauche !

Comment vous différencier des autres candidats et briller lors d’un entretien de recrutement ?
Par rapport aux questions le plus souvent posées en entretien, voici quelques conseils qui vous aideront à démarquer pour décrocher l’emploi de vos rêves.

1. “Parlez-moi de vous !”

Question souvent posée en introduction, elle vous donne déjà une superbe opportunité de vous distinguer.
A priori, votre interlocuteur a parcouru votre CV, pas besoin donc de le relire ensemble. Montrez d’emblée votre esprit de synthèse. Faites un résumé vivant, en mettant en évidence le fil rouge de votre parcours (de vie, académique et/ou professionnel). Mettez l’accent sur la logique de vos choix et la cohérence dans enchaînement de vos différentes périodes. Si votre parcours présente des moments de rupture (changement d’orientation d’étude ou de carrière), expliquez-en le pourquoi, le plus logiquement et sincèrement possible. Mieux vaut en en effet “pivoter” rapidement que de s’entêter dans une mauvaise piste.
Cette introduction est l’occasion rêvée de présenter les grandes phases de votre histoire personnelle, de la “pitcher”. Qui dit “pitch” veut dire vivant et aussi brièvement : 3-5 min. pour un·e débutant·e à grand max 10 min. en cas de plus longue carrière. Vous pouvez bien évidemment préparer cette partie : quelle image de moi-même doit retenir mon interlocuteur après ces quelques minutes ?
Dès le début mettez-vous en tête que votre but est d’avoir de l’impact, de convaincre et non de simplement d’expliquer ou de présenter. Choisissez-donc attentivement vos exemples et illustrez-les.

Synthétisez et “pitchez” votre parcours : qui suis-je ?

2. “Pourquoi postulez-vous à ce poste ?”

Avant de parler de votre intérêt spécifique pour le poste, exprimez vos attentes et envies de manière plus large. Dans la prolongation de votre parcours antérieur, quelle histoire aimeriez-vous à présent écrire dans le futur proche ? Qu’est-ce qui vous passionne, vous donne de l’énergie dans une activité, quels types de projets aimeriez-vous contribuer à réaliser, dans quel(s) domaine(s), secteur(s) d’activités ? Pour quels enjeux et valeurs avez-vous envie de vous engager ?
Au niveau du poste ambitionné, en quoi s’inscrit-il dans vos attentes plus générales ? C’est aussi l’occasion de stimuler le dialogue en questionnant votre interlocuteur sur les aspects du job encore inconnus à ce stade et qui sont importants pour vous.
Question sous-jacente à la précédente : pourquoi souhaitez-vous quitter votre position actuelle ? Soyez ici concis et extrêmement prudent dans les commentaires faits à propos de vos employeurs actuel ou précédent(s). Le focus doit être mis, plus sur ce qui vous attire dans le futur poste (motivation positive) que ce qui vous rebute dans votre situation actuelle (motivation négative).

Précisez ce qui vous passionne et vous donne de l’énergie : ce que j’aime et veux faire.

3. “Que pensez-vous pouvoir nous apporter ?”

L’objectif ici est de montrer que vous savez vous projeter dans le poste et que vos compétences y sont transférables. Tout comme votre parcours devait être synthétisé au point précédent, vos compétences doivent également l’être ici. Pas de longue énumération de compétences génériques (esprit d’équipe, dynamique…), mais de préférence 3 à 5 compétences clés que vous aurez préalablement identifiées dans le descriptif de poste ou l’offre d’emploi. Par compétences, l’on entend autant les savoirs (connaissances), savoir-faire (leur application concrète) et savoir-être (les comportements).
Au-delà des compétences, ce qui intéressera le plus votre interlocuteur, ce sont vos réalisations. Illustrez-donc vos compétences-clefs en parlant de projets dans lesquels vous avez pu les mettre en œuvre et obtenir des résultats concrets. Illustrez-les si possible avec des chiffres. Visualisez-les au maximum en montrant de clichés de vos réalisations si cela s’y prête sur votre PC ou tablette.

Présentez vos compétences clés et les résultats qu’elles vous ont permis d’obtenir : ce que j’ai fait et/ou ce que je sais faire.

4. “Que connaissez-vous de notre société ?”

Montrez ici que vous êtes un professionnel et que vous connaissez votre dossier. Comme toujours, le secret réside dans la préparation, qui témoignera au passage aussi de votre intérêt.
A l’ère de Google, aucune excuse ! Le site de l’entreprise fournit déjà beaucoup d’informations sur son historique (surtout s’il s’agit d’une entreprise familiale), ses activités et projets, ses principaux chiffres et son rapport de gestion… mais aussi sa culture et ses valeurs. Pensez également à consulter l’onglet “actualités” de Google et la page entreprise sur LinkedIn (c’est l’occasion d’ailleurs de vérifier si des personnes de votre réseau y travaillent et de les contacter le cas échéant pour avoir des informations plus personnelles et souvent plus informelles).
Listez quelques questions que vous avez préparées et restées sans réponse : principaux clients / concurrents, à qui est rattaché le poste, principaux défis à venir, composition de l’équipe, style de management du responsable….

Montrez que vous connaissez l’entreprise et ses enjeux !

5. “Pourquoi nous engagerions vous plutôt qu’un·e autr·e candidat·e ?”

Ultime exercice de différenciation, c’est une nouvelle opportunité de marquer des points. Synthétisez vos principales motivations, réalisations et compétences (techniques et comportementales). Utilisez ici plutôt des mots-clefs et phrases courtes : Je suis passionné·e par tel aspect…, j’ai réalisé tel projet, j’ai fait preuve de telle compétence…
Un équilibre d’assurance en soi et de (vraie) modestie fera merveille. Soyez fier de votre parcours et de vos réalisations mais évitez tout excès de confiance en vous. Assumez vos échecs éventuels en mettant en évidence ce que vous en avez retiré. Il est logique que vous ne maîtrisiez pas tous les aspects du poste. Plutôt que de vous sur-vendre, mettez en valeur votre curiosité envers de nouveaux domaines, votre capacité d’adaptation et d’apprentissage. Votre interlocuteur est en effet tout autant intéressé par quelqu’un pouvant “faire le job” que par votre potentiel d’évolution vers d’autres responsabilités.
C’est aussi l’occasion de renvoyer habilement la balle vers votre interlocuteur en lui demandant un premier feedback sur l’adéquation de votre profil avec le poste.

Mettez l’accent sur ce qui vous différencie des autres candidats !

Dernier conseil avant de reprendre la route : Soignez votre sortie ! Ne tombez pas dans le piège du relâchement. L’entretien n’est pas terminé lorsque votre interlocuteur se lève et vous salue. Ne risquez pas de dire la phrase de trop, une opinion trop personnelle potentiellement clivante. Mieux vaut rester sur des banalités (météo, circulation…). Restez concentré jusqu’au bout : Une hôtesse d’accueil ou un collègue croisé dans les couloirs sont de possibles témoins de votre attitude.

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Très impatient de lire vos commentaires ci-après et d’échanger avec vous.

Beaucoup de succès et de plaisir dans vos prochains entretiens !
Jean-Luc